L'IVRESSE PAR KMS

CAMILLE ROCHWERG ivresse@ivresse.net
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TRACES IRREGULIERES DE L’IVRESSE PAR KMS

L'IVRESSE INACHEVÉE - JANVIER 1999 - L'IVRESSE DE L'INTERNITÉ - CAMILLE ROCHWERG

SEULS là ou le reflet apparaît plus glacé, venus d’un ciel ou les lumières se frayent dans l’opacité et la transparence à croiser l’extrémité du noir et du blanc. Hors de l’invisible les étoiles filantes nous initient de l’une à l’autre, à entrevoir le vertige des visages soudés à l’ombre du miroir. Sous la chair lisse, les déchirements et les enlacements des corps décalés semblent suspendus au silence qui trouble ce vide de notre enfance. Comme si la fugacité des sons, des voix et des mots nous laissaient accéder à la lumière inaltérable. Cette visite révèle ce qui n’a pas de fin et persiste à nous laisser indemne sur ce qui nous dépasse. Là où il est impossible de retenir.... L’acharnement, le souffle, le cri désert excessif et fulgurant de l’éphémère. Là où l’exigence dans la nuit aveugle accroche l’illusion, l’artifice, le secret. La scène reste tout ce qui m’abandonne... On pourrait sentir dans l’infini cette leçonD’INTERNITÉ.Qui ne cesse de nous rappeler que nous sommes des êtres issus de l’éclair jusqu’au crépuscule de l’orage et que nous n’en finissons pas d’habiter l’ineffaçable.... CALENDRIER DES GRATITUDES CAMIILLE ROCHWERG 1999

RAIMUND HOGUE COMEDIEN

L'IVRESSE INACHEVÉE- THEATRE DE LA BASTILLE - JUIN 1999- UNE FEMME IN- OUBLIÉE

RESTE QUE QUELQUE CHOSE CLOCHE INDECEMMENT. CAMILLE ROCHWERG

RAIMUND HOGUE COMEDIEN

THEATRE DE LA BASTILLE - RAIMUND HOGHE JUILLET 1999 - CHAMBRE SEPAREE - UNE FEMME IN-OUBLIÉE

Pour quelques instants seulement, revoir la rencontre d'une femme dans les bras de Raimund Hogue parfaire les détails d'une immunité secrete des attouchements et des pas fébriles qui dansent ... Sentir le dérapage des répétitions qui se glissent sans excessur le noir .... Réunir le silence qui fragile s'avance a reculons... Défaire les carapaces d'escargots qui ralentissent l'ouverture du bal et préserver de l'un a l'autre les secrets érotiques des liens intimes entre l'amour et l'illusion d'aimer ou se trouve les frontières d'une autre scène effacee oubliee d'un profil eperdu qui se glisse là juste sur la vie comme ca passante sur les seuils et le coeur des choses. Comme une trace indélébile d'ou il faudra grandir avec son alternance de cris et de silences d'ou se déplace ce lien d'origine travesti comme un bruissement regulier du geste d'amour a exister et renaitre par ce seul mouvement d'insolence. C'est a la nuit que je laisse surgir le faux pas d'etre ebloui et de cette ombre je me vois renaitre.Camille Rochwerg 7 JUILLET MILLE 999 MISE EN SCÈNE TEXTE ET INTERPRÉTATION DE RAIMUND HOGHE PHOTOGRAPHIES DE ROSA FRANK

L'IVRESSE INACHEVÉE - DECEMBRE 1999 - ECOUTE L'UN-DESSENS D'UN COURANT D'AIR DE VIE - CAMILLE ROCHWERG

IYves Ferry se grève sur « LANUIT JUSTE AVANT LES FORÊTS » sur l’origine d’une fissure immédiate et d’une ville qui abandonne ses alentours. Mise en espace par Moni Grégo . Cette trace d’espérer... La poussée nocturne des pluies, d’un fragment de nuit. Il suffit parfois d’une sonorité qui s’inscrit par surprise dans le silence inébranlable d’une préface... Olivier Py « LARGUE LES AMARRES» de l’envol et du seuil. Comme le citait Hervé Guibert. «CONSIDÉRABLE »le secret des façades s’inscrit de fils d’or et d’argent sur l’élégance des fissures d’un « FUNAMBULE» interprêté loin dans la ville sécrète par Laurent Cotillard... Je sais que le spectacle vient de s’arrêter coule a flôt dans un supermarché de luxe... ÉCOUTE ÉCOUTE ÉCOUTE CE BONHEUR Tel un retour précipité... Une bifurcation, un chant épargné, une caresse d’effraction... Nécessaire pour laisser vivre l'inutile beauté d'un courant d'air de vie... « QUE RESTE T’IL DE LUMINEUX SI LE NÉON N’EXISTE PLUS ». De ce glissement immense... A l'écoute d'une voix qui traverse cette lettre d'Afrique de B.M. koltes lue par Patrice Chéreau . Camille Rochwerg JANVIER 1998

L'IVRESSE INACHEVÉE - THEATRE DE LA COLLINE - JANVIER 1998 - L'ETRE MAJUSCULE - HOLOCAUSTE - CLAUDE REGY

IL SE PEUT que l’ombre de sa marche implante la lumière et les ondes dessinées devant ce mur de l’extrémité. IL SE PEUT que la distance resplendisse d’une solitude multiple. IL SE PEUT qu’il retouche le silence à trouver... « Les contours de l’infini... Tentative fragile »... IL SE PEUT que son regard porte l’incertitude, la nécessité de l’inachevé, de l’instinct de s’approcher » de l’essence même de l’écorce et des arbres. L’érosion fragile du plateau noir aveugle tremble sous la folie des hommes et dissimule « les friches abandonnées, lézardées qui souligne une « voix royale vétuste,trouée » IL SE PEUT que l’échancrure de son sourire, révèle cette halte de visiter un lieu presque issu de notre naissance... « DES ENDROITS OÙ SE TAIRE SOUS LA PLUIE ARTIFICIELLE.... QU’ON NOUS LAISSE LA PLACE DES LARMES »... IL SE PEUT QUE L’ÉMOI DU CORPS IGNORE L’OPPRESSION. IL SE PEUT QUE CE MIROIR IMPRIME « L’INEXPRIMABLE » une parcelle de l’amour, de l’immensitude cachée au bord d’un cri.. D’une trace insulaire adressée aux vivants... IL SE PEUT qu’il nous surprenne dans le noir à cette distance du plateau... Pour effleurer de ses bras, ces forces éloignées. Il avance pour accueillir ce texte NU . SANS LE MOINDREMENT ... VOTRE SIGNATURE . Camille Rochwerg JANVIER 1998
RAIMUND HOGUE COMEDIEN

L'IVRESSE INACHEVÉE - OCTOBRE 1997 - PORTE DES DÉDICACES - FRED WERLÉ-

COMMENT DANSAIT RIMBAUD

RAIMUND HOGUE COMEDIEN

L'IVRESSE INACHEVÉE - THEATRE DE LA BASTILLE - NOVEMBRE 1997 - LE VENTRE - MICHEL FAU - CLAUDE DEGLAME - JEAN MICHEL RABEUX -

JE SUIS UNE VÉRITÉ QUI NE CICATRISE PAS . OLIVIER PY - Je cherchais, j'essayais, j'errais, Je m'étais arreté précisement la surpris d'être au milieu de cette vie déguisée qui dirait on s'efface...On s'efface. devant quoi ... Devant la vie. La vie pure.... Sublime par ce qu'elle n'est faite que d'impureté.... Cette auréole fardée de l'impureté témoigne de ce que l'on ne peut pas montrer afin de séduire d'autres peurs immobiles... Camille Rochwerg NOVEMBRE 1997

SERGE RICCI CHOREGRAPHE

L'IVRESSE INACHEVÉE - DECEMBRE 1997 - IVRES D'ELLES - COLETTE FELLOUS -

En retrait de cet hôtel insouciante des rires, des regards et des appartenances Elle suspend sa danse publique sur des aéroports de papier. D’écrire au plus près d’une respiration, des silences de nuits, L’inexprimable soulève cet éclat de rien, de vivre, de sauver la nuit cachée dès l’enfance. Cette fureur des mots imprimée de l’alluvions et de l’humidité au milieu de ce carrefour. De son enfance elle danse sur les vieux cargos rouillés, et les tôles de couleurs, d’encre noire et de mercure. Là ou les silhouettes voûtées jaillissent du port si endormi, là où les limites d’une terre tente de retrouver ses parfums... Dire à la nomade qu’elle fut avant toute chose. Je t’aime en secret... Camille Rochwerg DECEMBRE 1997

L'IVRESSE INACHEVÉE - MAI 1997 - SOULIGNER LE SILENCE - HELENE VANEL - LEVENT BESKARDES

Visage dessiné d’un glissement en noir et blanc issu d’un ballet extravagant. La Danseuse de St Paul dessine, sculpte et peint toute l’empreinte surréaliste. Sur cette photo persiste l’élégance musclée d’intelligence, elle naviguait dans ce pas de danse, 90 ans n’avait pas suffit pour délaisser en elle la désinvolture de sa voix grave et persuasive de la vie où tout était à découvert d’un grand désordre à ranger, d’un détail encore à lire, de cette séduction qu’elle avait d’exiger dans son impatience, cette incidence d’aimer. A notre visite plaquée là sur les murs peints d’une batisse solide qui protégeait à l’orée de ce jardin... « LE BRUIT DES VOITURES, DISAIT-ELLE C’ÉTAIT DÉJÀ UN VOYAGE ». Sur cette pellicule gravée, figée, épurée puisque cette photo laisse un arrêt sur silence si insolent, je préserve en mémoire « Ce que je crains que tu n’entendes » cette acuité derrière la vie qui éclate. Retrouver sa voix laisse flaner en nous si sûrement la modernité future. Il y a les débris de papier maché, les détails d’une main sur la matière vivante, les vernis, les pinceaux, laissés à découvert dans le coin de l’atelier. Elle seule savait finalement que cette passion là était plus forte que la vérité d’une image. JE PARLERAI DE LA SINGULARITÉ DE CE « NAVIGATEUR » QUI S’EST ÉLOIGNÉ DES TERRES LOINTAINES, PROPULSANT CETTE LUMIÈRE DISCRÈTE D’UN SECRET QUI NOUS TROUBLE... DANS CETTE IMPERTINENCE, SAVOIR SI L’ON DOIT SE RETENIR, DE TOUTES LES HISTOIRES D’AMOURS, À NOTRE ÉGARD LA PREMIÈRE, ELLE NOUS DÉSIGNE À SON ÉCOUTE. Camille Rochwerg 1989.

FESTIVAL DE TOURS JUIN 1997 - CHARMER PAR L'ETREINTE

JE RESTE CHARMÉ PAR L'ÉTREINTE DES ÊTRES ET L'ETRE INEXPRIMABLE , celui qui ne sait plus où aller... L'être de l'effleurement... L'être qui ne sait pas si c'est son corps qui fait corps avec le sol ou si c'est le sol qui fait corps avec mon corps... Mais justement qu'importe si chemin faisant vous m'abandonnez comme une hypothèse je vous laisse à mon tour comme un danseur qui se lève une dernière fois... C'est ça qui se joue... Des lambeaux de Shakespeare dans un paradis de bactéries c'est tout ce que je sais... Il y a des êtres essayés qui filtrent le vent attirés vers les splendeurs les plus insonores... L'être fou, dont l'exigence de sa vie le frôle... L'être magnifique qui transforme provisoirement notre regard dans une proximité troublante... Ce sont ces rencontres qui inscrivent d'autres liens dans ce que taisent les lèvres qui visite cette inquiétude qui pourrait détruire... Qui doit risquer de détruire et qu'ils surpassent sans cesse... C'est cela le talent de l'acteur tout entier à lui même, comme un autre perdu dans la lumière et dans l'ombre... Il y a l'être qui ne sait pas où cela finit... Mais pas de réponse... Il faudrait épurer toutes les traces et laisser briller ce monde... INOUI en danger de trahir. L'être d'un seul adressé aux Somnambules de Lumière. Si c'était quelque chose qu'il faut dire avec des ratures, des faiblesses, des détours, des départs, des passages de vie. Si c'était quelque chose qui glisse sur le corps de l'été pour retenir les ventres de l'hiver sans jamais... L'être qui vient comme vient la mer et derrière c'est bien le bruit de la mer qu'on entend... L'être de l'impuissance qui porte le visage de l'inséparation, de l'insécurité...L'être de la mobilité de l'insolitude... Camille Rochwerg le 29 Août 97

FESTIVAL DE TOURS - JUIN 1997 - COMME UN SIGNAL DE BAL - JIMMY SMYLIE

SI VOUS LE VOYEZ PASSER PAR CE PAYS LA NUIT... VOUS LE VERREZ DANSER COMME UN SIGNAL DE BAL... Dans les fauteuils capitonnés de ce palais branlant, recouverts de plastique. Il s'était endormit ...Il avait arrêté son envol en un lieu et en un autre, il s'y était reposé... Rien ne saurait décrire la beauté captive de sa chambre visitant les êtres dans une cité de cristal. Combien de nuits était t-il resté comme ça ébloui? Dans la lumière du soleil qui dépouille jour après jour l'éclat de liberté qu'il nous reste... C'est alors que je l'ai suivi... Il s'approchait des arbres par habitude... Comme si le temps dans ce voyage lui avait apprit à respirer... Il cherchait les yeux fermés... Porté par chacun de ses bonds... Il dit voyez comme le silence est long à venir... Croyez vous que c'est l'élan qui s'arrête... C'est alors que je l'ai suivi...Il cherchait la partition de ses pieds qu'il avait oublié... Comme quelque chose qu'il retrouvait...Comme chercher quelqu'un qui l'aurait attendu...Et quand il s'est levé pour effleurer vivant, le noir de cette symphonie... Le théâtre s'était paré de la douceur d'un velours...Et Dans ce labyrinthe en une seule nuit... Tout à basculé... Il ne vous quitte pas...Il touche le vide... Il regarde sans cesse... Notre insolence d'aimer... D é v a s t é e Immobile comme un marbre... Sans faire un geste. Avions nous remarqué ces invités poudrés qui s'invitent à l'ouverture du bal... Camille Rochwerg Juin 1995

L'IVRESSE INACHEVÉE - JUIN 1997 - REGIS HUVIER

L’INSTANT QUI SUIT...Le Bord De La Plage Les plaisirs Inconnus... Les regards de L’ETE 1995 La vie en ... Dans le croisement de ce sourire l'autre jour vous portiez ce bleu différent qui m'appartient, comment avez vous songé si simplement à m'emprunter cette couleur que je porte certains soirs dans les yeux comme un fragment du ciel... Camille Rochwerg Juin 1997
RAIMUND HOGUE COMEDIEN

L'IVRESSE INACHEVÉE - ENTRETIEN - JUILLET 1997- LE THEATRE EST AUSSI AFFAIRE DE RAVISSEMENT ET D’HEXUMATION. D.G.GABILY

Je crois que l'écriture dans mon enfance m'a sauvée... M'a empêché de devenir folle. J'ai une grand mère espagnole qui m'a raconté qu'elle a appris à écrire en cachette, l'écriture était considérée comme un privilège. Dès que j'ai su écrire, à l'age de 5 ans, j'ai senti l'injustice, j'ai compris que l'écriture aurait dû nous être interdite, et que quelque part des gens l'avaient arrachée. Aujourd'hui je sais que l'on peut revenir dans l'obscurité, vers un monde d'ouverture. C'est une passion... Ca je peux le donner et ceux qui peuvent le prendre, le prennent. J'essaie de me souvenir, je crois que l'enfant nous accorde tout, de ce qui est de l'ordre de l'invention, de la vie, de l'insolence de la transgression. Jusqu'à sortir d'eux une identité, c'est l'approche d'un début, pour moi nécessaire qui passe par nous et qui n'est plus nous, ça nous traverse, il suffit d'un petit geste, qui a pu être enfoui. J'ai la sensation d'enlever la poussière, comme de faire un trou dans le sable, pour qu'en-dessous le trésor surgisse, pour arriver à révéler ce qu'on a oublié, j'ouvre les choses, il n'y a pas de censure. Il y a des êtres magnifiques en banlieue, ce sont des gens qui sont à l'abandon, il n'y a plus de travailleurs sociaux, il n'y a que de la charité qui les aide. Si tu ne comprends pas le mal que portent ces voix blanches dans le métro, tu en es gêné, le bluzz a réussi à faire de la douleur quelque chose de magnifique, le bluzz ça chante, ça swing, et nous, que fait-on avec la misère... Je sens que les enfants cachent tout... Dans l'écriture, dans le milieu scolaire, avant que tu atteignes une parole vraie, il faut creuser, il y a quelque chose d'imprenable et en même temps quand ils se mettent à parler c'est très fort... C'est clair qu'ils n'accepteront pas de nettoyer les rues de Paris... Cette chose-là qui gêne tout le monde... Je me dis pourquoi la misère nous rend si pauvre... EXTRAIT Camille Rochwerg JUILLET 1997

RAIMUND HOGUE COMEDIEN

L'IVRESSE INACHEVÉE - ETRE SEUL EN SCENE ET TENTER DE L'ÊTRE AOUT 1997 - CAMILLE ROCHWERG

REPRENDRE LA... REPARTIR DE LA... AU FOND IL EST DIFFICILE D’ECRIRE UNE LETTRE QUI NE SOIT PAS D’AMOUR... DE FAIRE UN GESTE QUI NE SOIT PA S D’AMOUR... SI C’ETAIT QUELQUE CHOSE QU’IL FAUT DIREAVEC DES RATURES, DES FAIBLESSES, DES DÉTOURS, DES DÉPARTS, DES PASSAGES DE VIE . Si c’était quelque chose qui glisse sur le corps de l’été pour retenir les ventres de l’hiver sans jamais... Il y a l’être de la jouissance et de l ’ e n fance celle qui reste... L ’ ê t r es o m n a m b u l e sur le fil, qui ignore où cela commence... L’être tremblé du bruit de la mer parce que le vent souffle avec le roulement des vagues battant sur les falaises. L’être mis au monde qui transperce les vertiges les replis et l’ensablement des mots... L’être envahit sur les cimes de la nuit... D és a rticulé d’excéder ses forc e s . . . L’être en marche d’être seul... Ce qu’il a tant de fois tenté d’être... L’être inexprimé qui s’épuise par le vide altéré et dont les mouvements du corps sont visibles... L’être qui vient comme vient la meret derrière c’est bien le bruit de la mer qu’on entend... L’être de l’impuissance qui porte le visage de l’inséparation, de l’insécurité... L’être de la mobilité de l’insolitude... L’être inexprimable, celui qui ne sait plus où aller... L’être de l’effleurement ... L’être qui ne sait pas si c’est son corps qui fait corps avec le sol ou si c’est le sol qui fait corps avec mon corps...mais justement qu’importe si chemin faisant vous m’abandonnez comme une hypothèse je vous laisse à mon tour comme un danseur qui se lève une dernière fois...c’est ça qui se joue... Des lam- beaux de shakespeare dans un paradis de bactéries c’est tout ce que je sais... Il y a des êtres essayés qui filtrent le vent attirés vers les splendeurs les plus insonores... L’être fou, dont l’exigence de sa vie le frôle... L’être magnifique qui transforme provisoirement notre regard dans une proximité troublante... Ce sont ces ren- contres qui inscrivent d’autres liens dans ce que taisent les lèvres. Qui visite cette inquiétude qui pourrait détruire... Qui doit risquer de détruire et qu’ils surpassent sans cesse... C’est cela le talent de l’acteur tout entier à lui même, comme un autre perdu dans la lumière et dans l’ombre... Il y a l’être qui ne sait pas où cela finit... Mais pas de réponse... Il faudrait épurer toutes les traces et laisser briller ce monde... INOUIÏ EN DANGER DE TRAHIR. L’ETRE D’UN SEUL ADRESSÉ AUX SOMNAMBULES DE LUMIERE PAR CAMILLE ROCHWERG LE 29 AOUT 97

L'IVRESSE INACHEVÉE - THEATRE DE L'ODEON - SEPTEMBRE 1997 " SOUS LES PLIS EGARÉS DE L'OBEISSANCE AU VENT " IL FIXAIT LES VERTIGES ET L'INEXPRIMABLE - REDJEP MITROVITSA

Comment se retenir d’une trace. D’un espace démesuré d’un fragment de vie contenu. Du froissement de la bouche à ce labyrinthe du corps inventé ne serait ce qu’un instant comme un chant archéologique d’une simple lumière noire qui se retient du vide... Comment fixer la trace de l’éxil en inventant les passages du corps pour qu’une empreinte apparaisse. Comment signer « l’inexprimable et les vertiges » de Rimbaud. L’écriture se soulève, se sépare et s’éloigne ailleurs jusqu’à inscrire la nuit qui l’a fait naître. Erosion interne du murmure de l’ardoise bleue magique qui s’efface... S’efface. Comment étreindre ce froissement de poussière puisque s’y entrelace ce vent qui arrache peu à peu les pages et « Les plis égarés de l’obeissance » Comment le soleil s’offre de brûler le corps, ses blessures et sa course régulière. Qui laisse en creux notre corps en attente.... Ce plaisir nous l’avons su quand nous étions enfant. Seul L’être d’aujourd’hui Adressé à Redjep Mitrovitsa le 27 Sep 97 Par .Camille Rochwerg SEPTEMBRE 1997

L'IVRESSE INACHEVÉE - THEATRE DE L'ODEON - JANVIER 1996 - PASSEURS DE LUMIERE- CAMILLE ROCHWERG

AINSI S'AVANCE DE SANG ET DE LUMIERE

 

CHRISTOPHE HALEB - MARCHE DES VIERGES - KATIA MEDICCI

ETATS DE FETES - ANTONIN LAMBERT

L'IVRESSE INACHEVÉE - ENTRETIEN JUILLET 1996 QUELQUE CHOSE DE TESTAMENTAIRE - REDJEP MITROVITSA

Habituellement, au théâtre, quand on est en coulisses, on entend la rumeur du public et le contact a lieu lorsque l’on entre en scène. Il y a préparation et saut. Là, je suis sur scène quand les gens rentrent dans la salle. Au lieu d’adopter une attitude de repli, au contraire je continue à m’emplir de leur présence: Il y a communion. Il “Le journal de NIJINSKI” de Vasclav NIJINSKI Interprêté par Nijinski dit encore: «La mort c’est la vie éteinte, ceux qui ont perdu la raison s’appellent vie éteinte» Il fait aussi cette comparaison sublime «Entre les êtres qui scintillent et les êtres qui ne scintillent pas... Comme les étoiles qui scintillent et les étoiles qui ne scintillent pas»... Quand on sait que les astrophysiciens aujourd’hui nous disent que nous sommes issus de poussières d’étoiles... C’est assez confondant...Tout cela n’est pas triste... Cela serait plutôt comique... Et g r a v e . Que dire enfin? J’ai le sentiment que tout acte de théâtre porte en soi quelque chose de testamentaire . Extrait d’entretien avec REDJEP MITROVITSA » Par Camille Rochwerg JUILLET 1996
KATIA MEDICI COMEDIENNE
CHRISTOPHE HALEB -MARCHE DES VIERGES - FRED WERLE - KATIA MEDICI

NIJINSKY - JANVIER 1995 - IL NE FAUT PAS - REDJEP MITROVITSA - MONI GREGO

" IL NE FAUT PAS CONNAITRE LES SECRETS" Il ne faut pas connaître les secrets "Il ne faut pas connaître les secrets d'un artiste, dit la rumeur, alors, ils n'agiraient plus. Mais lorsque s'entend et apparaît Redjep Mitrovitsa, la rumeur s'évapore. Les secrets de l'acteur, voilà que suspendu dans sa propre condensation, il me les offre, léger... Je les goûte et je fonds à leur contact délicieusement embué de candeur angélique...
Mais quel froid me surprend et quel feu me consume? Une rigueur inattendue fend l'air, broie le noir, coupe à l'arme blanche la nuit du rêve enfantin... Je vibre d'on ne sait quel tremblement qui saisit la salle entière et chaque corps à la fois, cible par un mot droit, un regard d'aigle, une grâce penchée du cou, du cou-de-pied... Retournement, au large, du sol au cintres, de l'envol à la chute, en prince aliéné, il soulève la scène et couronne, à la pointe, chaque perception, de son sourire de miel irrépressible, et qui gagne tout... Ce soir, dans ce théâtre, voyez comme brillent l'absence, la trace, l'or des mots. L'orfèvre est passé, là, laissant comme un bijou, scellé au coeur de chaque spectateur. Texte adressé à Redjep Mitrovitsa à propos du "Journal de NIJINSKI" par Moni Grégo

AUDITORIUM OPERA PARIS - JANVIER 1995 - AIR DU DEHORS - REDJEP MITROVITSA - NIJINSKY

POUR L'AIR DU DEHORS, Pour la vie qui surgit. Pour cette Haie de silence... Pour le souffle, pour le corps, qui tremble. Pour ce regeard auquel on s’attache. Pour se laisser transpercer en risquant de se perdre. Pour l’immobilité. Pour l’abandon. Pour grandir, pour être porté ailleurs. Pour l’effleurement. Pour nos départs. Pour l’offrande, pour lacher les résistances, pour l’abandon de cette volonté de puissance sur le monde. Pour laisser le vent filtrer l’envahissement des mots.
Pour ces yeux qui pleurent dans la brillance... Pour la nuit. Pour l’inséparation... Pour le désert sur l’autre versant. Pour l’insécurité des noirs. Pour l’errance et l’altération de la lumière. Sur l’autre rive il y a cette attente... Du retour... Ailleurs... A la lisière, sur le fil... S’infiltre un autre visage éperdu De l’intelligence... L’ETRE EGARE ADRESSÉE A Redjep Mitrovitsa - Camille Rochwerg JANVIER 1995

 

PANTIN CND- CHRISTOPHE HALEB -BUREAUX DES LATITUDES- SERGE RICCI

PARIS - SOLO - COMPAGNIE L'ARRACHE COEUR - REGIS HUVIER SEPTEMBRE 1995 - DESIR

PARIS - SOLO - COMPAGNIE L'ARRACHE COEUR - REGIS HUVIER SEPTEMBRE 1995 - MALTITUDE

PARFOIS IL DIT " FERME LA FENÊTRE POUR PAS ENTENDRE - Vous qui êtes revenu du voyage Vous qui êtes revenu du voyage, ne saurez vous donc rien nous raconter de ce monde inconnu, à nous qui sommes restés dans notre incertitude et notre confusion au bas des marches du théâtre ? Ce n'était pas ce monde. Cependant lorsque las et avides, spectateurs éternels, tournant le dos à notre patience, nous montions les degrés jusqu'aux portes muettes et lorsque nous prêtions l'oreille à ce qui se passait au-delà, nous avons cru parfois percevoir des lambeaux de paroles qui nous rappelaient nos propres voix, ou bien c'était des cris furtifs, des étoffes qui se déchirent, des océans qui passent, des rires oubliés, des tambours sous la neige, des plaintes dans le vent, un lointain écho de ce monde?...ce n'était pas ce monde ci et pourtant c'était bien le monde. C'était.... Pourquoi vous taisez-vous ? Extrait de « Dialogue pour un portrait de la musique de Jean Tardieu. Remerciements à l'ensemble de l'équipe de la Compagnie " L'ARRACHE COEUR " et plus particulièrement à Mauricette Huvier et sa famille. Camille Rochwerg Septembre 1995

L'IVRESSE DU THEATRE ET D'UN  FRAGMENT FORAIN

THEATRE DE LA BASTILLE - http://www.theatre-bastille.com - MAI 1993 - LE BRUIT COURT SUR LA VILLE

Que le théatre du RADEAU à laissé glisser sa trace, sur ses bois éphémères, fissurés d'abandons... Reviennent ils avec ses gestes qui leurs appartenaient et qui étaient censés nous protéger, des gestes qui la plupart du temps nous échappaient, nous tenant cependant toujours en suspens...? Que font ils d'ailleurs, accroupis derrière cette porte...? On ne les entends pas, le théatre sans doute ne possède pas une très bonne accoustique... Je suis revenue, plusieurs fois, revoir cette pièce, esseyant vainement d'entendre le texte, qui m'échappe... Que faire, inventer, expliquer, écouter, en coulisses, les murmures applaudies des journalistes... Il est étrange de sentir ce bavardage dans le hall du théatre, avant l'entrée des spectateurs averties... Camille Rochwerg Mai 1993

FESTIVAL DE DANSE MONTPELLIER - JUILLET 1993 - IL AVANCE - DOMINIQUE BAGOUET

Il / AVANCE / Pour que l'on ait envie d'être atteint Il avance sur l'invisibilité pour que l'on ait envie d'être atteint, pour que le soleil vienne... Vers un désir de trembler.. Pour que l'on trouve un geste, et qu'il se suspende à un autre geste... Afin de laisser venir le trouble... Et que cela se voit sur un autre visage... Pour que cela soit lisible... Ainsi quelque chose se dessine, échappe, et cela ne se fait pas sans lui... Sans maladresse, il entre dans une partition, où il va nous dire autre chose, comme un jeu, qui respire, il brûle, et regarde, tout ça, dans sa mémoire,Seul au fond.... Il se souvient... D'être Séparé des choses simples.... Et nous n'entendions rien... Mille signes, nous prive de justesse, mais il sourit... Prenant soin de rester en Vie... Il cherche son espace pour le dire.... Tout ça nous revient, et quelqufois nous avons des gestes qui nous échappent, pour chaque fois réinventer, la fraicheur d'un corps, dans son élégance.... Fragile, il reste un enfant qui nous lance des choses... Depuis le souffle du ventre...D'où il parle, il plonge dans sa mémoire, comme une plante qui se défait, sans perdre ses pétales.... Il cherche avec ses mots... Au début peut être. Au début, il y a la mer, le sable, le rire.... Il y a cette surprise, de ce rire... Et il se surprend... Mais il y a d'abord un enfant, qui joue, Comment trouver tant de justesse... Pour que l'on ait envie D'être atteint... Camille Rochwerg Lettre adressée à Le 27 AOUT 1993

THEATRE DE LA BASTILLE NEVERS - DECEMBRE 1991 - NAITRE - FRANCOISE COUPAT -

Rapidement séduit, sur l'échiquier d'un pas glissant, le Theatre de la Chrysalide, épris d'un bouleversement rare propulse, présente, d'après " Le Bâtisseur de Ruines " de Clarice Lispector, une adaptation de Françoise Coupat et Daniel Poutier. Nevers. J'imagine rien. Un décor qui déborde de silence, voix feutrées, les abords à sol ouvert d'un sel immense. Sans voix, d'abord, difficile de parler d'un acte d'écritures, toute la présence de ces mots réécrits par F. Coupat restèrent muets, s'inscrivirent daris l'opa- cité de se révéler «inextricables jusqu'à renaître sur la fibre. Je sus alors le décalage d'un monologue secret, traversant, plus tard, les corps, les voix, la mutation d'une colonne d'air. A la moindre brise, Naître c'est Si rare, Si peu imédiat. Le regard, la poussière n'aItèrent pas l'élan, l'éclat, la certitude, le support respiratoire d'un flux, d'un courant d'air qui les soulève, les traverse... J'entends même les silences... les signes, plus un geste qu'une voix... D'une passion dont il faudrait que je vous parle, e réinventer des regards pour l'Autre chargés presque d'une langue inconnue. Je t'écris pour te dire ce regard aphone qui n'est pas et à jamais silencieux entre nous, que l'on appelle Voix Intérieure. La voix de Clarice Lispector bruisse, confirme l'insignifiante empreinte, retient le vertige, des mots, rires, aigus, murmurés, nés de l'écume éloignée de l'odeur de l'encre et du buvard glissant silencieusement sur le silence... Cette immiscible naissance qui ne cesse de parler, le silence vient le dire, prononce l'absence, lui donne une place. On ne sort pas indemne de certains silences, où les corps s'engagent sans s'éloigner. On pourrait dire d'elle que c'est une femme qui bouge, une sorte d'amoureuse, à l'heure d'un rendez-vous elle libéra ses cheveux d'un roux magnifique, on eût. cru un hurlement... Quel mystère muet commence-t-on le voyage ? Personne, personne ne demande tellement plus qu'il ne peut recevoir, personne ne demande plus qu'il ne peut donner parce que demander et donner ne sont qu'un seul acte et l'un n'existe pas sans l'autre, sans l'autre. Camille Rochwerg 13 Décembre 91

ENTRETIEN - DECEMBRE 1991 - FRANCOISE COUPAT

" NOUS TRAVERSAMES "
"J'ai mis au monde un enfant dans le pays des autres... Donc, je n'y suis pour..... rien..... je leur ai demandé de venir avec un texte de 10 lignes qui ressemblait..... qui rassemblait..... dire ces deux mots..... trouver la médiation..... ils ne voulaient pas parler d'eux-mêmes,
Ils n'avaient rien à dire..... ils ne trouvaient pas la médiation d'eux-mêmes..... Parler de moi de mon identité..... si tu prends un texte, c'est le faire partager,
Le théâtre, c'est seulement ça..... Adresser quelque chose à quelqu'un, un geste ou des mots S’ils veulent rester sur un plateau..... je ne trouve..... je ne suis pas là pour rien, un plus un..... plus un..... Ce bout à bout avec ces énergies qui vont devoir négocier sans cesse..... s'amuser, séduire, le théâtre, c'est ça,
Être contredit et cherché sa place, se tenir en face de l'autre en face d'un texte..... en face de ce qu'il voit..... cela mélange la rigueur et l'extrême liberté.... On nous demande jamais de nous dire..... Et puis il y a les remparts.....
Je leur ai adressé une lettre..... Je leur ai demandé une évocation d’ailleurs..... un pays..... du pays que vous préférez..... je leur ai demandé, je ne savais pas comment faire... parler de ces UNIVERS, je regarde, je leur ai demandé de le raconter..... un rêve qui revient souvent..... de le raconter à quelqu'un,Deux par deux..... ensuite celui qui avait écrit récrivait ça devenait une autre écriture..... l'autre était en regard..... de ça..... se sentant ou trahi ou non..... il y avait quelque chose qu'il fallait défendre y a un rêve qui est devenu comme pour tous..... j'ai rêvé c'était un rêve simple..... quelqu'un était dans une chao et arrivaient des étrangers..... par chacune des portes. Et chacun ne comprenait pas et chacun était suivi d'une ode ce mot avec ce qui se passe en ce moment..... j'ai su que tous pourraient y ADHERER.....
D’une façon intime secrète..... Cette histoire..... chaque fois que je m'engage, j'écris quelque chose... j'écris en même temps..... ce qui se passe avec les gens ce que j'induis et l'endroit de ce prolongement." Extrait de l'interview réalisé le 13 Décembre 91 avec FRANCOISE COUPAT -
Camille Rochwerg

PARIS - DECEMBRE 1991 - UNGLEE ESSENTIELLEMENT A DISPARU

Il n'y a pas tellement d'histoire..... Mais surtout autour de gens..... qui se préparent..... qui se maquillent..... autour de la séduction..... l'apparat..... Alors entre l'univers de la séduction et la Tulipe..... pourquoi la Tulipe..... je ne sais pas trop..... de tout temps...... j'ai aimé les fleurs..... et de tout temps les Tulipes m'ont toujours fasciné..... c'est peut-être l'une des premières fleurs que j'ai découverte quand j'étais enfant..... J'ai toujours eu le soucis de rester dans une ligne très étroite..... Pendant très longtemps..... j'ai dit non à beaucoup de choses..... J'ai choisi la Tulipe..... c'est devenu un jeu..... presqu'une obligation. Les Tulipes, cela fait partie de moi..... même peut- être cela a changé ma vie..... page 48..... tu leur parles'..... oui,
Madame Lefébère..... c'est une Tulipe..... c'est un classique..... Une des plus connues..... une des plus belles..... c'est une des premières qui fleurit..... courtes..... grosses..... sublime..... c'est Le plus beau rouge qui existe finalement, c'est un classique..... Là je continue différemment avec des déclarations..... A propos des Tulipes..... j'ai commencé ces déclarations en utilisant ce que me disaient les gens..... UNGLEE rêve à une Tulipe qui porte son nom
La passion d'UNGLEE pour les Tulipes est incommensurable... La passion d'UNGLEE pour les Tulipes est réelle 19 Décembre 1991
UNGLEE - Camille Rochwerg

THEATRE DE LA TEMPETE DECEMBRE 1991 - SI VITE ARRIVÉE - JACQUES GAMBLIN

" UNE ABSENCE EST SI VITE ARRIVÉE "..... Avec les hésitations, les silences, cela m'a permis de savoir comment le personnage parlait.... Pour pas entendre le silence..... Ce ne sont que des personnages à distance, parce que finalement je parle très peu de la mer, la mer qui monte, qui descend, qui n'est jamais là..... Qui revient à la vitesse d'un cheval au galop, les prospectus le disaient, ça se vovai tqu'ils n 'avaient jamais vu un cheval au galop, ils revenaient vite mais pas comme un cheval au galop, finalement il ne parle que des personnages..... Extrait de l'interview réalisé le 10 décembre 1991 Autour du spectacle "Quincailleries" JACQUES GAMBLIN - Camille Rochwerg

C'ÉTAIT A BASTILLE Juillet 1991 - SEPTEMBRE 2006 - MOURIR A L'AIR LIBRE

MARC FRANCOIS ... Extrait d'entretien avec Marc Fancois autour des MUTILÉS Camille Rochwerg Septembre 2006

C'ÉTAIT A BASTILLE Juillet 1991 - SEPTEMBRE 2006 - C'ÉTAIT QUOI TON REVE ?

A CET EGARD MARC FRANCOIS ... NOUS SOMMES TOUS DES ERRANTS INTERSTICIELS « AUX BLESSURES ASSASSINES » C'est un film de Jean-Pierre Denis qui se glisse étroitement liés aux cris fascinants d’amours et scandaleux de Christine ANGOT dans sa lecture citant cette dernière ligne « JE SAIS QUE J'AI DU TALENT » Ce soir CHRISTINE ANGOT m'évoque aussi l'envie de crier que MARC FRANCOIS avait du talent...
A CET EGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE … Je ne serais plus l’homme que j’étais plus jamais…
Un être en état d'innocence – « Mais il s'agit d'autre chose... Une sorte d'incomplicité entre deux êtres de similitude... Et tout d'un coup une brèche s'ouvre sur une très grande lumière... Une lumière aussi pure. Blanche... Immaculée. » C'est important de s'abandonner au sommeil devant les autres... Et d’inscrire cet « Adieux à mourir. » Regardez comme notre sommeil est léger... Un instant nous nous réconcilions avec la respiration des choses. Pour que l’on ait en vie...
Extrait d'entretien avec Marc Fancois autour des MUTILÉS Camille Rochwerg Septembre 2006

AVIGNON 1990 - TADEUSZ KANTOR - JUILLET 1990 - REPETITIONS AVEUGLES

TADEUSZ KANTOR est mort le samedi 8 décembre 1990 à CRACOVIE dans son pays d'origine. Il avait 75 ans. Toutefois, comme il était prévu, sa pièce "Aujourd'hui, c'est mon anniversaire" fut jouée au Centre Georges Pompidou, à partir du 21 janvier. Ainsi l'aurait souhaité le dramaturge. Je me rappelle les dernières représentàions de T. KANTOR au Théâtre National de Chaillot organisée par Michel Kokossovsky. Le bruit sourd de la viole dans une salle muette, le désert du public des films. Je me rappelle les bousculades en 1985, à Avignon, devant le gymnase Aubanel à 10 heures du soir pour la représentation de "Quand crèvent les artistes". Je me rappelle d'un homme simple qui logeait dans un hôtel simple de la Cité des Papes. Je me rappelle son air farouche, ses mannequins mécaniques aux palissades poussiéreuses, déplacés par T. KANTOR sur le plateau. Ce visage enseveli presque de douleurs, d'effronterie, dessiné d'une rage humaine de violence et de colère ; T. KANTOR orchestrait cette débacle des répétitions. A sentir l'implacable sursaut de marcher, traverser à faire ressurgir ce qu'il avait énoncé la veille en répétition. Comme Si la solidité du plateau se mesurait d'insolence comme une mutilation heureuse, de validité d'hommes bouleversés. A SUIVRE Camille Rochwerg

L'IVRESSE DU CINEMA DE LA VIE HENRI COLPI

PARIS - 1990 - HENRI COLPI - POUSSER LE TEMPS D'UN NOIR ET D'UN SILENCE

LE REALISATEUR ET LE MONTEUR FORMENT UN COUPLE . © H.C En montage, on choisit, on décompose, on perçoit la succession de tous ces photogrammes qui recomposent l'illusion du mouvement, de la vie. Avec les nouvelles technologies, on se répartit le travail. Le monteur d'image s'occupe vraiment de donner la colonne vertébrale du film et son vrai visage.. Le monteur son habille le film d'ambiances et d'effets sonores. Je pense à ce film « Une aussi longue absence » qui est intemporel, il se situe dans des cafés, ce sont des lieux vivants et là il touchait à l'universel. Il a préservé cette immobilité mouvante, humble... De flâner et de capter cette lenteur, de ralentir le temps de filmer les événements quotidiens de la vie sur les yeux. Extrait d'entretien Henri Colpi par Nathalie Hureau Nathalie Hureau a appris son métier de monteuse avec Henri Colpi. Elle travaille actuellement à l'élaboration d'une méthode pédagogique sur le sens des images. Elle a collaboré à l'écriture de « Lettres à un jeune monteur. » Henri Colpi et Nathalie Hureau Éditions Les belles lettres. PHOTO EXTRAITE DU FILM " HEUREUX QUI COMME ULYSSE" H.COLPI

AVIGNON 1990 - JUILLET 1990 - DIDIER GEORGES GABILY - VIOLENCES D'UN COUVRE FEUX

QU'EST CE QUE C'EST QUE CE CIRQUE D'IMPUISSANCE QUI nous informe, de la séparation... Qu'est ce que c'est cette pénétration du vide, cette peur des faux semblants, d'une illusion à vivre. Cette désinvolture d'aimer. QU'AVONS NOUS ENSEMBLE À PARTAGER? NOTRE VISAGE, dans le silence des prières devant les sub- ventions aux malades, épuisant les maladies infectieuses affectives, affectés au Crématorium du Père Lachaise. Un nouveau testament du chuchotement et du mensonge, le seul endroit ou il est indiqué de ne pas sourire alors pour quelques heures nous inventons nos larmes suivi de nos mains avant de disparaître. QU'EST CE QUE C'EST QUE CETTE VILLE TRAVERSÉE D'ÊTRE ENVIE DANS L'ATTENTE DE CE TOUR DE MAGIE qui d'un seul coup déploierait L'HISTOIRE... 50 ANS d'AMOUR frôlent LES REMPARTS D'AVIGNON, pour assouplir, épaissir les mystères, et intercepter dans ce labyrinthe TOUTES LES RÉVÉRENCES... À FORCE D'ENGLOUTIR LES MORTS... «ALAIN CUNY Dépouille encore les Hommes dérangeants... Passant sa vie à tenter de NAÎTRE ... Ce qu'il était appelé à ÊTRE... A la vérité LUI MÊME et cependant rien qu'une image pour les AUTRES»... DERRIERE.... Camille Rochwerg

Texte en extrait de M.DARWICH. édité dans le livret de «GIBIERS du TEMPS» de Didier-Georges Gabily un triptyque présenté au théâtre de Gennevilliers en Décembre 1995 SUIVI D'UN HOMMAGE à ALAIN CUNY. Adressé par Camille Rochwerg le 23 AOUT 1996 Didier Georges Gabily 41 ans était Dramaturge, Auteur et Metteur en scène de ses écritures publiées aux éditions ACTES SUD. «Physiologies d'un Accouplement 1988. Couvres-Feux 1990. Violences Corps et Tentations 1991. L'au-Delà 1992 Chimères 1994. Enfonçures 1995. Gibiers du Temps1995» En préparation «Don Juan de Molière» et «Chimères et autres Bestioles» Au Théâtre Nanterre Amandiers.

ALAIN CUNY COMEDIEN

AVIGNON 1989 - JUILLET 1989 - FACE A SON PUPITRE - ALAIN CUNY

ALAIN CUNY En silence, face à son pupitre le 26 juillet 89 dans la clarté confidentielle d'Avignon, seul, Alain Cuny prenant place dans l'une de ses chapelles cernées de silences, aux diverses moulure, relevant la profondeur des patines. cadres qui déposent une ligne poussiéreuse sur les murs avant la réouverture des musées restaurés. Dans cette zone de l'écoute, Alain Cluny nous invite à la demeure essentielle d'un texte, suspend cet arrêt de la voix, ébranle, émeut. Cheveux gris, rarement inactif ses gestes sont précis, hâtant ce désir des mots, sourds durs, arides, et dont la force résiderait précisément dans la sécheresse. Balayant la scène de son rire... Mourir d'oubli... dans la demeure d'un sillon, par le silence d'un autre monde autre... Balayant les dernières idoles... "Je vois vos visages... Je pourrais vous dessiner de mémoire... A la fin, car la fin est toujours lue avec intérêt".Kantor.» EXTRAIT PUBLIÉ DANS KANAL MAGAZINE Camille Rochwerg OCTOBRE 1989

RECUERDOS - SANS DATE - DIDIER RUIZ - SANS OSER DIRE

SANS OSER SE DIRE QUE L'ON S'AIME PEUT-ETRE ... Sans oser se dire ce que l'on sait... Parfois leurs bouches se taisent de mots qu'elles ne savent pas vraiment dire. Devant le souvenir, on entend les visages qui tracent a plusieurs voix ce voyage d'un rêve d'un nom d'un nouveau récit et juste en face le fil resurgit et le frémissement des voix trébuche hésite... C'est à l'intérieur de ce regard fidèle devant tous ces souvenirs que bruissent les lèvres... Que s'attache un rivage une conversation... Juste un instant... Derrière ces utopies se dessinent comme une longue phrase ... Comme si revenir sur l'histoire intime qui suit les chemins d'écoliers qu'elles regardent encore pour la première fois et qui s'embarque dans des trains pour une étoile jaune. N'était qu'un silence enfoui... Quelque chose se tait ... Quelque chose d'imprévisible et d'indécis s'est arrêté... Un morceau d'accordéon égrène quelques notes sourdes d'un premier bal. Le secret prend alors la senteur d'un chemin celle de Jacqueline Mauricette Henriette Odette Simone. Un geste énigmatique de l'enfance d'où l'on se souvient... Vient de se signer, lent et furtif ... Accompagné par Didier Ruiz Camille Rochwerg

AVIGNON FESTIVAL - SANS DATE - INTERMITTENCE OUBLIÉE INTERMITTENCE INOUBLIÉE  

CAMILLE ROCHWERG
REMERCIEMENTS