L'IVRESSE PAR KMS

CAMILLE ROCHWERG ivresse@ivresse.net
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TRACES IRREGULIERES DE L’IVRESSE PAR KMS

ANNE ASTIER - FRAGRANCE D'UN DÉSIR

À L'INFINI SUR UN TERRITOIRE ABSENT A proximité d'une boîte aux lettres indiscrète. Te dire aussi que j’ai changé d’adresse. C.R

A L’ISSUE DE CE SILENCE ETERNEL ET DES ESPACES INFINIS - EMMANUEL EGGERMONT - SI MOBILE

D'une déflagration muette s’installe et semble se révéler dans la présence d'une intention troublée… Le lieu est fragile sous ses pieds, pulvérisé par l'impact immobile, propulsant sur la hauteur d’un geste une nuée de fragments en limite de forces.
Sur le miroir réversible de laisser trace sur les murs, d’une anamorphose donnant à voir un acte accéléré ralentie, anéantie … Dévié… Détourné… Essoufflé... Emmanuel EGGERMONT sollicite ces étendues, écoute ces écarts, recueille ces décalages, sépare ces intervalles, détruit ces interstices pour écrire ce que la danse arrache à l’infranchissable DÉPOT INCONSIDÉRÉ - CONSIDÉRABLE. Et sur la lisière, il dépose sur la grève la menace d’un déséquilibre risqué en excès. D’un silence éternel, une déflagration muette, Extravagante, visuellement éblouissante, IL S’EST ARRETE DE DANSER. Conception, interprétation 1/8 - EMMANUEL EGGERMONT CAMILLE ROCHWERG FEVRIER 09 FESTIVAL ARTDANTHE

YVES NOEL GENOD " BLEKTRE " THEATRE NATIONAL DE CHAILLOT

YVES NOEL GENOD franchit allégrement le rythme pulsé d’une note poétique de piano, comme une aubade, qui rythme le tracé d’un rivage. Il aime aussi l’imprévisible, la perte des distances, l’affluence perturbée de vivre, l’afflux, le flot et l’enjeu de sortir des frontières. L’abondance furtive d’inscrire un événement sidéral ponctué de fragments de mots. SOULIGNANT LES PULSATIONS HUMAINES ABANDONNÉES COMME L’HUMAIN S’AFFERE A NE PAS SCRUTER CES QUELQUES SIGNES DE NEGLIGENCES… COMME ILS AVAIENT REVE D’ETRES. SANS TEMOINS, SANS DETOURS D’AUCUN VISAGE, SANS REPERES MAIS SI INFINI SUR L’IMMENSITE DE L’AMOUR. Il nous laisse glisser sur le désordre bouleversant de révolte d’une tendresse inattendue où la quête du chaos se signe d’y inscrire la traversée d’un chant si insolite. En une espèce d'hymne à la liberté vers l'endurance du regard et de l’écoute. Dans ce surprenant envol des lumières se pressant d’éclairer cet écran du noir. A CHAILLOT YVES NOËL GENOD S’EST ETRANGEMENT OFFERT A L’ŒUVRE COMPLICE DE SES INTERPRETES.
On se souvient de cette partition d'encre au noir où le plateau était devenu alors le personnage principal. Reconnaître la matière même du timbre de voix dans le noir, c’est là que se nomme l’émerveillement de la parole qui se rétracte, se protége, s’efface par la présence d’une blessure ouverte qui respire, comme le grain du noir sur la pellicule de l’instant qui cherche à répondre à ce dernier accès d’un seul. Ce passage précédait l’attrait de la voix de ce souffle comme un ancrage par sa qualité même du souvenir qui s’offre… JUSQU'A TROUVER LA RARETE D’UN RECOMMENCEMENT INTACT ET C’EST SUR CE DEVOILEMENT DE L’OMBRE QU’YVES NOËL GENOD AVAIT SOULEVE CET HOMMAGE A CLAUDE REGY EN ECOUTANT ÉCRIRE CETTE BÉANCE OBSCURE. CR BLEKTRE Texte et mise en scène Yves-Noël Genod - Voix de Jonathan Capdevielle - Thomas Scimeca - Avec Mohand Azzoug - Kate Moran, Yvonnick Muller - Felix M. Ott - Marlène Saldana

ACCENTUER L’UNDESENS - YVES NOELGENOD - UNE ALTESSE OXIDABLE

L'homme YVES NOEL GENOD a levé un nouveau lièvre et il ne l'a pas lâché, Comme à chaque fois qu'il s'empare de jouer sa vie, de son sourire éclatant, et de ses fins de phrases inaudibles. Non c’est seulement le bruit d’une page qui se tourne. Ce qui reste parle encore de lui dans ce….. Déplacement des corps vers d’autres territoires
Comme un champ d’inquiétude sur des seuils sans désastres. Comme s’installer à l’orée d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une notion d’agression et de refuge. Comme effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être. Comme une parole visuelle se révèle être un éclairage singulier… Sur quel sujet. Comme si la voix révélait cette incidence de ses corps déchus et glorieux. Comme cette tension perceptible qui interfère l’entaille de ce texte sacrée vers le surgissement d’une cérémonie rituelle pailletée de neige. Ce pourrait être ces instants où ça parle selon la formule de Jacques Lacan
Mais Il y a ce mystère d’où Yves Noël Genod nous entraîne sur l’extase et la contemplation comme une perception indicible du théâtre de la vie.
Appelez le Monsieur puis que c’est une Altesse Oxydable
Qui surgit sur cet act terrestre pollué par les débris d’une liberté que nous nommons révolte. IL FAUT CONTROLER LE FLUX DES VISITEURS NE LES LAISSONT PAS S’ENFUIR. « C’EST PAS POUR LES COCHONS » Conception, interprétation : Kataline Patkaï, Yves-Noël Genod. CAMILLE ROCHWERG FEVRIER 09 FESTIVAL ARTDANTHE

 

104 CIE HALEB LA ZOUZE - LE REFLET D'UN ACT DE L'EXISTENCE DEBOUT

S - BARBAUX S - NORMAND S - WIERINCK - FEV 2009

 

 

AD VITAM - CARLOTTA SAGNA - EFFRACTION D'UNSILENCE-

ON SE TIENT ENSEMBLE …. MAIS NE LE DITES A PERSONNE…
Spectre vivant presque, Carlotta SAGNA capte le chemin intime de secrets déposés sur des carnets. Tout est dansant le battement de la vie, le temps qui passe. Tel un grain de peau sur le geste d'une main, ou l'éclat d'une majestueuse présence. Elle se dessine comme une vérité, pour ne pas la perdre.
C’était pourtant si beau ce bruit du corps imparfait,
Qui s’approche d’un délicieux froissement d’une ombre en survie. Comme caresser cette certitude de toucher à cet orgasme d'archange pour constater l’impossible. Comme la mort. Je le sais, je l’ai toujours su. Touche à L’EFFRACTION d’une terre natale où s'efface l’infini D’AD VITAM. Qu’une VÉRITÉ QUI MENT nous échappait…. Camille Rochwerg - CARLOTA SAGNA – Autour de la création de - AD VTAM – FAITS D’HIVERS JAN 09

LE CORPS FURIEUX - JEAN MICHEL RABEUX - PRÉCIPICE D'UN LUXE INFRACTABLE

C’est ainsi que l’on regarde avec effroi la dernière création de Jean Michel Rabeux sexe tourné vers l’art-mort. Il faut franchir l’étrange rafale d’air poudré où les carapaces surgissent de l’ombre éclairant cette traversée solitaire d’une nuit de meurtres et d’éclats.
L’un-signe singulier d'une pulsion de la vie à la mort jusqu'à l’extrême bord d’une caresse du bout des doigts, de l’entre deux de ces mots indistincts qui s’écrivent sur des lèvres. Qui s’effacent... S’effacent. À la naissance d’êtres dissimulés, et de ces baisers confusionnels, en impasse de survivre. En apnée au bord du détachement... D’écarter, de sentir l’autre englouti de sa parure d’absence... Qui ne s’inscrirait plus dans l’autre monde. De l’être... Habité. Mais Séparés sur des pieds fragiles préexistent devant la vie. ILS SONT PRESQUE HUMAINS ABANDONNES SUR UN RECIF ROUGE CARMIN ETRANGEMENT FELES DANS LA NUIT TOUTE HUMAINE.
JEAN MICHEL RABEUX MC 93 Camille Rochwerg JAN 09

CITE UNIVERSITAIRE - DECEMBRE 2008 - DE L'EXCELLENCE D’UNE « APRES MIDI » RAIMUND HOGHE
Raimund Hoghe se dévoile sur la transparence d'un silence d'hiver, comment oublier ce silence en quête de toucher à la beauté saturée. EMMANUEL EGERMONT se laisse traverser sur ce plateau vide d’un miroir réfléchissant.
Filtrant le regard visiteur d'admirer cet éclat, d’où l’on perçoit le corps qui se glisse dans une fêlure depuis longtemps dessinée. En parure de stylite, d’où surgit ce corps-là de l’incertitude... Dissimulé… Irrésistiblement perdu vers cet amant en face à face, en impasse de désir, de séduire et de se laisser porter sur l’existence d’une certitude, surpris par amour. D’entendre… « JE NE PEUX PAS DIRE QUE JE T’AIME... JE PEUX SEULEMENT DIRE QUE J’AI ENVIE QUE NOUS NOUS AIMIONS ». RILKE L'APRES MIDI » DE RAIMUND HOGHE INTERPRETE PAR EMMANUEL EGERMONT 15 JAN 2008

GOOD BOY - NOVEMBRE 2008 - EFFRACTION MORTELLE Alain Buffard- http://www.alainbuffard.eu/

TRANSVERSALITÉ Ce temps complice ou Alain BUFFARD SOLLICITE À NOTRE INSU CETTE FICTION D'UN SOLO OU LE SONGE D'UN VOYAGE SANS BUT, qui n’est pas un caprice mais une conversation qui éclaire ce danger de lui seul face public. ALAIN BUFFARD- GOOD BOY - LES INACOUTUMEES NOV 2008

DUE AMICI " Deux amis " OCTOBRE 2008 - INSÉPARABLE - Scimone, Sframeli

C’est le récit de ces regards, et d’un théâtre obstiné, qui traverse cette relation par éclipses. De l‘envers au visible a l’inexistant et dont l’objet de pouvoir ne cesse d’échapper à tenter de retracer leur existence d’une vie éphémère, évidente pour sa fatuité, sa fin lamentable, incontrôlable. Fascinés de puissance Ce film « Due Amici » accompagne les comédiens dans le ravissement comme dans l’abjection et surexpose l’effondrement de leur destinée. Et pourtant, l’humour ne semble pas avoir déserté cet édifice, comme insuffler sur les traces d’un Empire à son apogée, l’effroi de leurs illusions de leur corps de la peur, de l’attachement et quelques vestiges qui rassurent. Un mot en fait surgir un autre, et l’insouciance du rire cruel permet de s’avancer au seuil de l’ombre, dans ce double mouvement de la révélation et du secret qui introduit une tension de plus en plus intelligible, séparable. CR NOV 2008 A PROPOS DE "DEUX AMIS " Scimone, Sframeli - OCT 2008 THEATRE DU ROND POINT

COMPAGNIE MI-OCTOBRE

JE N'AI PAS VOULU MOURIR - OCTOBRE 08 - SERGE RICCI -JUSTE AU-DESSUS DES HAUTEURS IL Y A....

CET ILLUSTRE PEINTRE DES GRIS OBSCURS A L'ÉTERNITÉ DES LUMIÈRES ET SI L'IMPERFECTION DU TEMPS ET DES LIBERTÉS SI FRAGILES A NOMMER NOTRE CORPS SEMBLAIT TOUCHER LE CRI DU SILENCE A DEVENIR JUSTE UN ÉBRUITEMENT DE POUSSIÈRES SACRÉES. OCTOBRE 08

FERME DU BUISSON- OCTOBRE 2008 - TREMBLEMENTS ET DÉSIRS D'ACT DE RIVAGE - DANIEL LARRIEU VINCENT DIEUTRE -TREMBLEMENTS ET DÉSIRS D'ACT DE RIVAGE .

C’est en effet entre deux hommes ce soir qu’une voix à laisser s’écarter le regard déserté d’un opéra sur la vie. Lorsque les portes du théâtre se ferment s'infiltrent les coulisses d’un aller simple sans détour entre passé et présent. A partir de leurs carnets intimes. Ils livrent l’informe révérence d’une invitation pour un premier bal. Ils ont de cet avenir, un secret de chacun permanent. De se faufiler - Entre les êtres, les visages, les mots. De circuler dans le temps aussi librement que les pages visitées restées « présences » DEPUIS COMBIEN DE TEMPS... Comme un défi à la grandeur de L’ART, comme un MERCI à l’œuvre ces inoubliables artisans de la grâce ne cessent de construire d’éphémères passerelles enchantées entre la vie et cet "Acte de présence avec petites trouvailles" COMME LE CITAIT THOMAS MANN - CERTAINS DÉSASTRES SONT TROP GRANDS POUR L'ART – Camille Rochwerg OCT 08 - Un chantier de Daniel Larrieu et Vincent Dieutre. Temps d’images 2008 / la ferme du buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée.

C'ÉTAIT A BASTILLE JUILLET 1991 - SEPTEMBRE 2006 - C'ÉTAIT QUOI TON REVE ? A CET EGARD MARC FRANCOIS ... NOUS SOMMES TOUS DES ERRANTS INTERSTICIELS « AUX BLESSURES ASSASSINES »

C'est un film de Jean-Pierre Denis qui se glisse étroitement liés aux cris fascinants d’amours et scandaleux de Christine ANGOT dans sa lecture citant cette dernière ligne « JE SAIS QUE J'AI DU TALENT » Ce soir CHRISTINE ANGOT m'évoque aussi l'envie de crier que MARC FRANCOIS avait du talent... A CET EGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE … Je ne serais plus l’homme que j’étais plus jamais… Un être en état d'innocence – « Mais il s'agit d'autre chose... Une sorte d'incomplicité entre deux êtres de similitude... Et tout d'un coup une brèche s'ouvre sur une très grande lumière... Une lumière aussi pure. Blanche... Immaculée. » C'est important de s'abandonner au sommeil devant les autres... Et d’inscrire cet « Adieux à mourir. » Regardez comme notre sommeil est léger... Un instant nous nous réconcilions avec la respiration des choses. Pour que l’on ait en vie... Extrait d'entretien avec Marc Fancois autour des MUTILÉS Camille Rochwerg Septembre 2006

CND - SEPTEMBRE 2008 - EXUBÉRANCE - PERFORMANCE- Christphe Haleb - http://www.lazouze.com/

 

HIVERNALES D'AVIGNON - JUILLET 2008 - TENTER - DOMESTIC FLIGHT - Christophe Haleb - http://www.lazouze.com/

IL Y A UNE SIMILITUDE D'UN RISQUE ESSENTIEL DANS UN GESTE DE CREATION C'est de franchir le transfert des normes le transfert de trans... Le transfert des sexes le transfert du visuel le transfert des hommes transfigurés d'un autre état de vivre d'une grâce a force de rire non pas une dérive qui se signerait de l'impuissance des mots glissants qui ne pourraient plus s'effacer indélébiles comme un autographe d'une complicité seulement humaine dans la folie de ce monde. Camille Rochwerg Septembre 2006

CAMILLE ROCHWERG
REMERCIEMENTS