L'IVRESSE PAR KMS

CAMILLE ROCHWERG ivresse@ivresse.net
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TRACES IRREGULIERES DE L’IVRESSE PAR KMS

LE PLATEAU ETAIT ATTEINT D’UN CHAMP OFFERT A LA CHAMBRE DES AMANTS
POUR TENTER DE SE JOUER SUR... L’infranchissable et l‘exception de crimes imparfaits Où la nuit des Abymes est visible sur leurs visages ; Sur l’immensité et l’exception d’un texte « LES ENFANTS DE SATURNE » mise en scène par Olivier Py. Il faut surfer sur le labyrinthe « de la VIE des MORTS des INCESTES des ANTICHAMBRES des AMANTS et des REGARDS », ainsi debout devant la solitude d’indifférence, l’intrigue altère l’inaccessible corps des larmes dans le péril de ces corps-là.
Alors se réfugier sur les éclats et la transparence des lumières et se « Réveiller a l’approche des ORIGINES » Comme un acte égaré, bouleversé, vivant… Ou « La clémence de la beauté du monde qui surplombe son histoire; sur l’épanchement nu et sur l’apparence » D’où « Je voudrais faire sourire les étoiles » Pour Dévoiler« l’impatience des plaisirs » Il y a un texte qui vibre sur les écarts, les intervalles et les interstices d’êtres… Sur l’incidence de s’interrompre devant l’absurdité ; Afin de laisser apparaître la clarté d’une mémoire occultée, ineffaçable… Pour accepter la « promesse des solitudes » Alors glisser vers une déclinaison infinie vertigineuse… « D’un serment que tu ne peux pas rompre ; Je ne suis qu’une perfection errante et sacrée de l’amour » Le paradoxe et la singularité inopportune de traverser les reflets insondables. Des traces enfouies regardées touchées… Ouverte a la reconnaissance subtile. D’un champ offert à la chambre des amants; CR Nov 2010 Extrait de textes de Olivier PY A propos des ENFANTS DE SATURNE

 

 

LES SOUFFLEURS

JUSTE LE BRUISSEMENT D'UN MURMURE DANS L'OREILLE... JUSTE LE GLISSEMENT D'UN CHUCHOTEMENT VIVANT.... http://www.les-souffleurs.fr/html/p1accueil.htm

" Depuis qu’il s’était sauvé du naufrage, le marin vivait là... Comme il n’avait aucun moyen de revenir dans sa patrie et comme il avait mal chaque fois qu’il s’en souvenait, il se mit à rêver à une patrie qu’il n’aurait jamais eue ; il se mit à faire qu’une autre patrie qui aurait été la sienne, une autre sorte de pays, avec d’autres sortes de paysages, et d’autres gens, et une autre façon de marcher dans les rues et de se pencher aux fenêtres... À tout instant il construisait en rêve cette fausse patrie, et il ne cessait jamais de rêver. " Fernando Pessoa, Le Marin

IL Y A QUELQUE CHOSE D’UNE SENTENCE « Au fil de votre souffle »
Qui s’invite comme une ex-cession de paroles portées par « La Question » sur le dernier texte de Jean-Michel Rabeux -CAUCHEMAR -Et qui survient comme une « ivresse de la mort » comme une énigme qui n’apparaît que pour révéler une autre réalité autour du père « En toi je meurs »
Un héros dévoilant une lisière incertaine et perturbée « D’être condamné » « Hors vies » « Hors sens du corps des filles » « Hors série » « D’où la mort naît d’entre mes lèvres »…QUELQUE CHOSE S’ECOULE COMME UNE VOIX ASSASSINE - ASSASSINE JE SUIS. Parce que je te cherche pour te raconter encore une fois… Pour ensuite oublier. Les solitudes de ma chair inutilement rangées dans de la lingerie fine!
Comme interpellé par cette frontière ou l’édifice de « l’amour me recouvrant » se glisse cette émotion qui risque de se réduire à la fugacité infinie du réel. Nous laissant en hypothèses ! Sur ces regards échangés entre ces nus furtifs écorchés d’éclairs pétrifiés d’ombres menacées sur des téléviseurs. Comme étant l’essence même d’une vie latente pour l’éternité. En surimpression d’instants renouvelés comme des destins destinés - Comme des étoiles éteintes épargnées. Comme quelque chose qui souligne malgré elles des révélations de présence orpheline. D’une attention perdue. Textes en extraits de JM. Rabeux. Je parlerai de la singularité de ce navigateur qui s’est éloigné des terres lointaines, propulsant cette lumière discrète d’un secret qui nous trouble... Dans cette impertinence, savoir si l’on doit se retenir, de toutes les histoires d’amours, à notre égard la première, elle nous désigne à son écoute.
« Seule certitude » « Juste ces quelques voix qui se sont posées un jour sur mon chemin presque par hasard. Et que je n’ai pas cherché à retenir ». Extrait de texte de Colette Fellous
Texte et mise en scène Jean-Michel Rabeux Lumière Jean-Claude Fonkenel Vidéo Julien Boizard Costumes Sophie Hampe Assistanat à la mise en scène Sophie Lagier Régie générale Denis Arlot Régie vidéo Nicolas Doremus Avec Claude Degliame, Eugène Durif, Vimala Pons.

 

MAGNIFISENS D'UN " CAUCHEMAR " MISE EN SCENE - JEAN MICHEL RABEUX - INCESENS DU TROUBLE

Je te sais là dans l'ombre d'un premier jour à venir si vite. Et j'attends de cette impatience... Peut-être seulement le superflu d'un regard juste qui t'échappe. Tu connais cette sensation du Faux pas... Et de ce silence qui s'arrête.... Là maintenant. Didier Georges Gabily se retournait et Antoine Vitez vérifiait l'ombre de cette conscience du VIDE... Le 17 septembre à Bastille Mise en scène de Jean Michel Rabeux . CAMILLE ROCHWERG SEPTEMBRE 09

ODE MARITIME DE FERNANDO PESSOA - CLAUDE RÉGY - L'EXCELLENCE DU PARFUM

L'excellence du parfum et la fragrance d'écriture de Pierre Guyotat a effacer étrangement la brume inoxidable d'une Ode Maritime. Signée Claude Régy. C.Rochwerg AVIGNON Juil 09

ELOGE DU POIL - JEANNE MORDOJ- PIERRE MEUNIER - A BASTILLE

ÉLOGE DU POIL - JEANNE MORDOJ écarte les codes débridés du plateau. Affublée d’une barbe de poils très Dior façon Chanel. Elle manifeste par sa présence tout l'imaginaire à l'affût d'un rêve qui reflète sans complexes l’idée d’une fragile dérision du spectacle. D’où elle excelle de ses talents de jongleuse et d’un sourire ventriloque. Elle trace ce territoire de fiction et s'abandonne à ce monde savant de l’illusion. Vêtue, dévêtue, d’où l’on pourrait voir des escargots « grignotant son tailleur vert couleur salade ». Esquisse d’une transhumance d'ombres éclairées face aux rutilement d'un concert de crânes de béliers très lyriques et d’une caille distinguée, en tête à tête. Conciliabule, Aparté. Virtuosité d’un récital d'os mécanisés discordants, glissants sur la peau sur un sillon jaune d’œuf. Elle susurre une musique domestiquée qui sanctifie le grand désert de nos lassitudes vivantes par cette éruption d’une seule phrase. « C’est toi qui sauve ce bout de monde, la seule chose qui vaille la peine de commencer » A qui s’adresse t-elle a cet instant ? Éclairée de nos yeux statufiés JEANNE MORDOJ frotte avec audace les débris aveugles de nos destins pour apprivoiser un délicieux psaume à l’être caressé de ce grand silence humain juste avant les applaudissements........C.R MAI 09 Création et jeu Jeanne Mordoj Cie Bal_Mise en scène Pierre Meunier_Scénographie et lumières Bernard Revel_Composition musicale, ambiance sonore Bertrand Boss_Décor et accessoires, assistant de la femme à barbe Mathieu Delangle

 

ORGIE DE LA TOLÉRANCE - YAN FABRE - LE TEMPS DE L'OEUVRE SORCIER -


De l'oxydable a la prière de consécration d'un sanctuaire magique. Le temps de l'oeuvre et de l'envoûtement inscrit dans ce paysage l'influence d'une singulière aptitude à révéler Yan Fabre comme un penseurs de secrets. Dont l'efficience du rituel phréatique porte a l'origine la prescience magique d'etres Armée de la peur.
Pactes et Sacrifices ensevelis. Comment résister a cet envoûtement qui symbolise la vie. Avant de se laisser codifier par cet instinct diabolique qui se signale par l'atteinte d'un sexe en érection dont le détachement d'impuissance gagne l'homme qu'il représente. D’où s'exhume le lieu d'étranges maléfices nocturnes.
Rite d'évitement Sublime de la peur- Purifications occultes personnifiant la renaissance a la vie par ces filtres destinés à détecter cette farce qui purifie les lieux et les etres sous les masques...
Fuck You. En ce lieu aussi la puissance du verbe de tous ces territoires infertiles IMMENSEMENT innombrables et invulnérables se délivrent. Vous voulez voir cette représentation jusqu'au recouvrement. De l'indéfinissable. Jusqu'au recommencement. D'une distance de L'UN -POSSIBLE.
C.Rochwerg AVIGNON 09

 

EVELYNE HOUSE OF SHAME#2 - CHRISTOPHE HALEB- DE L'ANTHRACITE À L'ENFER NOIR AMER

De l'anthracite à l'enfer noir amer. De l'indicible jardin du musée des Beaux arts à ces soirées Grand Siècle programmés dans le cadre du Festival de Marseille. De cette descente d'escalier ou s'exhale un parfum d'improvisation d'excellence. Hors normes, instants rares, porteurs d'éclectisme. Une alerte noire, signes décapants d'un parcours qui défriche les installations insolites. Ou se croisent des espaces insoupçonnés à violenter la démesure d'une voix hybride.Yveline ouvre sa suite suivie des incomparables compères de Christophe Haleb. Parfums d'apparitions propices à toutes les folies de lamée noire déchromatique. À saturation d'oser le monochrome de la moire écarlate. Mêlée de robes de plastique et végétaux variés recyclés qui laisse éclore l'invitation du public à improviser sur le revers du décor. Les voix laquées de rires carmins saturés de musiques live décline la symbolique du sexe vibratoire sanglé d'un idéal, du pouvoir camaïeu prune façon Chanel. Christophe Haleb semble trouver son escale. Alertée par cet îlot de liberté, de sentiers de comédiens si sauvages rivalisant avec cette caresse indigo cerclée d'une fine couche d’or. Comme un premier éclat, le bal s'altère d'un acte extrème. C.Rochwerg JUIN 09 FESTIVAL DE MARSEILLE

 

YVES NOEL GENOD " BLEKTRE " THEATRE NATIONAL DE CHAILLOT

YVES NOEL GENOD franchit allégrement le rythme pulsé d’une note poétique de piano, comme une aubade, qui rythme le tracé d’un rivage. Il aime aussi l’imprévisible, la perte des distances, l’affluence perturbée de vivre, l’afflux, le flot et l’enjeu de sortir des frontières. L’abondance furtive d’inscrire un événement sidéral ponctué de fragments de mots. SOULIGNANT LES PULSATIONS HUMAINES ABANDONNÉES COMME L’HUMAIN S’AFFERE A NE PAS SCRUTER CES QUELQUES SIGNES DE NEGLIGENCES… COMME ILS AVAIENT REVE D’ETRES. SANS TEMOINS, SANS DETOURS D’AUCUN VISAGE, SANS REPERES MAIS SI INFINI SUR L’IMMENSITE DE L’AMOUR. Il nous laisse glisser sur le désordre bouleversant de révolte d’une tendresse inattendue où la quête du chaos se signe d’y inscrire la traversée d’un chant si insolite. En une espèce d'hymne à la liberté vers l'endurance du regard et de l’écoute. Dans ce surprenant envol des lumières se pressant d’éclairer cet écran du noir. A CHAILLOT YVES NOËL GENOD S’EST ETRANGEMENT OFFERT A L’ŒUVRE COMPLICE DE SES INTERPRETES.
On se souvient de cette partition d'encre au noir où le plateau était devenu alors le personnage principal. Reconnaître la matière même du timbre de voix dans le noir, c’est là que se nomme l’émerveillement de la parole qui se rétracte, se protége, s’efface par la présence d’une blessure ouverte qui respire, comme le grain du noir sur la pellicule de l’instant qui cherche à répondre à ce dernier accès d’un seul. Ce passage précédait l’attrait de la voix de ce souffle comme un ancrage par sa qualité même du souvenir qui s’offre… JUSQU'A TROUVER LA RARETE D’UN RECOMMENCEMENT INTACT ET C’EST SUR CE DEVOILEMENT DE L’OMBRE QU’YVES NOËL GENOD AVAIT SOULEVE CET HOMMAGE A CLAUDE REGY EN ECOUTANT ÉCRIRE CETTE BÉANCE OBSCURE. CR
BLEKTRE Texte et mise en scène Yves-Noël Genod - Voix de Jonathan Capdevielle - Thomas Scimeca - Avec Mohand Azzoug - Kate Moran, Yvonnick Muller - Felix M. Ott - Marlène Saldana

 

A L’ISSUE DE CE SILENCE ETERNEL ET DES ESPACES INFINIS - EMMANUEL EGGERMONT - SI MOBILE

D'une déflagration muette s’installe et semble se révéler dans la présence d'une intention troublée… Le lieu est fragile sous ses pieds, pulvérisé par l'impact immobile, propulsant sur la hauteur d’un geste une nuée de fragments en limite de forces.
Sur le miroir réversible de laisser trace sur les murs, d’une anamorphose donnant à voir un acte accéléré ralentie, anéantie … Dévié… Détourné… Essoufflé... Emmanuel EGGERMONT sollicite ces étendues, écoute ces écarts, recueille ces décalages, sépare ces intervalles, détruit ces interstices pour écrire ce que la danse arrache à l’infranchissable DÉPOT INCONSIDÉRÉ - CONSIDÉRABLE. Et sur la lisière, il dépose sur la grève la menace d’un déséquilibre risqué en excès. D’un silence éternel, une déflagration muette, Extravagante, visuellement éblouissante, IL S’EST ARRETE DE DANSER. Conception, interprétation 1/8 - EMMANUEL EGGERMONT CAMILLE ROCHWERG FEVRIER 09 FESTIVAL ARTDANTHE

ACCENTUER L’UNDESENS - YVES NOELGENOD - UNE ALTESSE OXIDABLE

L'homme YVES NOEL GENOD a levé un nouveau lièvre et il ne l'a pas lâché, Comme à chaque fois qu'il s'empare de jouer sa vie, de son sourire éclatant, et de ses fins de phrases inaudibles. Non c’est seulement le bruit d’une page qui se tourne. Ce qui reste parle encore de lui dans ce….. Déplacement des corps vers d’autres territoires
Comme un champ d’inquiétude sur des seuils sans désastres. Comme s’installer à l’orée d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une notion d’agression et de refuge. Comme effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être. Comme une parole visuelle se révèle être un éclairage singulier… Sur quel sujet. Comme si la voix révélait cette incidence de ses corps déchus et glorieux. Comme cette tension perceptible qui interfère l’entaille de ce texte sacrée vers le surgissement d’une cérémonie rituelle pailletée de neige. Ce pourrait être ces instants où ça parle selon la formule de Jacques Lacan
Mais Il y a ce mystère d’où Yves Noël Genod nous entraîne sur l’extase et la contemplation comme une perception indicible du théâtre de la vie.
Appelez le Monsieur puis que c’est une Altesse Oxydable
Qui surgit sur cet act terrestre pollué par les débris d’une liberté que nous nommons révolte. IL FAUT CONTROLER LE FLUX DES VISITEURS NE LES LAISSONT PAS S’ENFUIR. « C’EST PAS POUR LES COCHONS » Conception, interprétation : Kataline Patkaï, Yves-Noël Genod. CAMILLE ROCHWERG FEVRIER 09 FESTIVAL ARTDANTHE

LE CORPS FURIEUX - JEAN MICHEL RABEUX - PRÉCIPICE D'UN LUXE INFRACTABLE

C’est ainsi que l’on regarde avec effroi la dernière création de Jean Michel Rabeux sexe tourné vers l’art-mort. Il faut franchir l’étrange rafale d’air poudré où les carapaces surgissent de l’ombre éclairant cette traversée solitaire d’une nuit de meurtres et d’éclats.
L’un-signe singulier d'une pulsion de la vie à la mort jusqu'à l’extrême bord d’une caresse du bout des doigts, de l’entre deux de ces mots indistincts qui s’écrivent sur des lèvres. Qui s’effacent... S’effacent. À la naissance d’êtres dissimulés, et de ces baisers confusionnels, en impasse de survivre. En apnée au bord du détachement... D’écarter, de sentir l’autre englouti de sa parure d’absence... Qui ne s’inscrirait plus dans l’autre monde. De l’être... Habité. Mais Séparés sur des pieds fragiles préexistent devant la vie. ILS SONT PRESQUE HUMAINS ABANDONNES SUR UN RECIF ROUGE CARMIN ETRANGEMENT FELES DANS LA NUIT TOUTE HUMAINE.
JEAN MICHEL RABEUX MC 93 Camille Rochwerg JAN 09

CAMILLE ROCHWERG
REMERCIEMENTS