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L'IVRESSE PAR KMS |
LA
MÉMOIRE DES LIEUX VOUS DÉSIGNE A CETTE ÉCOUTE |
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| TRACES
IRREGULIERES
DE
L’IVRESSE PAR KMS |
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LE
PLATEAU ETAIT ATTEINT D’UN CHAMP OFFERT A LA CHAMBRE DES AMANTS |
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LES SOUFFLEURS JUSTE LE BRUISSEMENT D'UN MURMURE DANS L'OREILLE... JUSTE LE GLISSEMENT D'UN CHUCHOTEMENT VIVANT.... http://www.les-souffleurs.fr/html/p1accueil.htm " Depuis qu’il s’était sauvé du naufrage, le marin vivait là... Comme il n’avait aucun moyen de revenir dans sa patrie et comme il avait mal chaque fois qu’il s’en souvenait, il se mit à rêver à une patrie qu’il n’aurait jamais eue ; il se mit à faire qu’une autre patrie qui aurait été la sienne, une autre sorte de pays, avec d’autres sortes de paysages, et d’autres gens, et une autre façon de marcher dans les rues et de se pencher aux fenêtres... À tout instant il construisait en rêve cette fausse patrie, et il ne cessait jamais de rêver. " Fernando Pessoa, Le Marin |
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IL
Y A QUELQUE CHOSE D’UNE SENTENCE « Au fil de votre souffle
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MAGNIFISENS
D'UN " CAUCHEMAR " MISE EN SCENE - JEAN MICHEL RABEUX -
INCESENS DU TROUBLE |
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ODE MARITIME DE FERNANDO PESSOA - CLAUDE RÉGY - L'EXCELLENCE DU PARFUM L'excellence du parfum et la fragrance d'écriture de Pierre Guyotat a effacer étrangement la brume inoxidable d'une Ode Maritime. Signée Claude Régy. C.Rochwerg AVIGNON Juil 09 |
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ELOGE DU POIL - JEANNE MORDOJ- PIERRE MEUNIER - A BASTILLE ÉLOGE DU POIL - JEANNE MORDOJ écarte les codes débridés du plateau. Affublée d’une barbe de poils très Dior façon Chanel. Elle manifeste par sa présence tout l'imaginaire à l'affût d'un rêve qui reflète sans complexes l’idée d’une fragile dérision du spectacle. D’où elle excelle de ses talents de jongleuse et d’un sourire ventriloque. Elle trace ce territoire de fiction et s'abandonne à ce monde savant de l’illusion. Vêtue, dévêtue, d’où l’on pourrait voir des escargots « grignotant son tailleur vert couleur salade ». Esquisse d’une transhumance d'ombres éclairées face aux rutilement d'un concert de crânes de béliers très lyriques et d’une caille distinguée, en tête à tête. Conciliabule, Aparté. Virtuosité d’un récital d'os mécanisés discordants, glissants sur la peau sur un sillon jaune d’œuf. Elle susurre une musique domestiquée qui sanctifie le grand désert de nos lassitudes vivantes par cette éruption d’une seule phrase. « C’est toi qui sauve ce bout de monde, la seule chose qui vaille la peine de commencer » A qui s’adresse t-elle a cet instant ? Éclairée de nos yeux statufiés JEANNE MORDOJ frotte avec audace les débris aveugles de nos destins pour apprivoiser un délicieux psaume à l’être caressé de ce grand silence humain juste avant les applaudissements........C.R MAI 09 Création et jeu Jeanne Mordoj Cie Bal_Mise en scène Pierre Meunier_Scénographie et lumières Bernard Revel_Composition musicale, ambiance sonore Bertrand Boss_Décor et accessoires, assistant de la femme à barbe Mathieu Delangle |
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ORGIE DE LA TOLÉRANCE - YAN FABRE - LE TEMPS DE L'OEUVRE SORCIER -
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EVELYNE HOUSE OF SHAME#2 - CHRISTOPHE HALEB- DE L'ANTHRACITE À L'ENFER NOIR AMER De l'anthracite à l'enfer noir amer. De l'indicible jardin du musée des Beaux arts à ces soirées Grand Siècle programmés dans le cadre du Festival de Marseille. De cette descente d'escalier ou s'exhale un parfum d'improvisation d'excellence. Hors normes, instants rares, porteurs d'éclectisme. Une alerte noire, signes décapants d'un parcours qui défriche les installations insolites. Ou se croisent des espaces insoupçonnés à violenter la démesure d'une voix hybride.Yveline ouvre sa suite suivie des incomparables compères de Christophe Haleb. Parfums d'apparitions propices à toutes les folies de lamée noire déchromatique. À saturation d'oser le monochrome de la moire écarlate. Mêlée de robes de plastique et végétaux variés recyclés qui laisse éclore l'invitation du public à improviser sur le revers du décor. Les voix laquées de rires carmins saturés de musiques live décline la symbolique du sexe vibratoire sanglé d'un idéal, du pouvoir camaïeu prune façon Chanel. Christophe Haleb semble trouver son escale. Alertée par cet îlot de liberté, de sentiers de comédiens si sauvages rivalisant avec cette caresse indigo cerclée d'une fine couche d’or. Comme un premier éclat, le bal s'altère d'un acte extrème. C.Rochwerg JUIN 09 FESTIVAL DE MARSEILLE |
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YVES NOEL GENOD " BLEKTRE " THEATRE NATIONAL DE CHAILLOT YVES
NOEL GENOD franchit allégrement le rythme pulsé d’une
note poétique de piano, comme une aubade, qui rythme le tracé
d’un rivage. Il aime aussi l’imprévisible, la perte
des distances, l’affluence perturbée de vivre, l’afflux,
le flot et l’enjeu de sortir des frontières. L’abondance
furtive d’inscrire un événement sidéral
ponctué de fragments de mots. SOULIGNANT LES PULSATIONS HUMAINES
ABANDONNÉES COMME L’HUMAIN S’AFFERE A NE PAS SCRUTER
CES QUELQUES SIGNES DE NEGLIGENCES… COMME ILS AVAIENT REVE D’ETRES.
SANS TEMOINS, SANS DETOURS D’AUCUN VISAGE, SANS REPERES MAIS
SI INFINI SUR L’IMMENSITE DE L’AMOUR. Il nous
laisse glisser sur le désordre bouleversant de révolte
d’une tendresse inattendue où la quête du chaos
se signe d’y inscrire la traversée d’un chant si
insolite. En une espèce d'hymne à la liberté
vers l'endurance du regard et de l’écoute. Dans ce surprenant
envol des lumières se pressant d’éclairer cet
écran du noir. A CHAILLOT YVES NOËL GENOD S’EST
ETRANGEMENT OFFERT A L’ŒUVRE COMPLICE DE SES INTERPRETES.
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A L’ISSUE DE CE SILENCE ETERNEL ET DES ESPACES INFINIS - EMMANUEL EGGERMONT - SI MOBILE D'une
déflagration muette s’installe et semble se révéler
dans la présence d'une intention troublée… Le
lieu est fragile sous ses pieds, pulvérisé par l'impact
immobile, propulsant sur la hauteur d’un geste une nuée
de fragments en limite de forces. |
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ACCENTUER L’UNDESENS - YVES NOELGENOD - UNE ALTESSE OXIDABLE L'homme
YVES NOEL GENOD a levé un nouveau lièvre et il ne l'a
pas lâché, Comme à chaque fois qu'il s'empare
de jouer sa vie, de son sourire éclatant, et de ses fins de
phrases inaudibles. Non c’est seulement le bruit d’une
page qui se tourne. Ce qui reste parle encore de lui dans ce…..
Déplacement des corps vers d’autres territoires |
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LE CORPS FURIEUX - JEAN MICHEL RABEUX - PRÉCIPICE D'UN LUXE INFRACTABLE C’est
ainsi que l’on regarde avec effroi la dernière création
de Jean Michel Rabeux sexe tourné vers l’art-mort. Il
faut franchir l’étrange rafale d’air poudré
où les carapaces surgissent de l’ombre éclairant
cette traversée solitaire d’une nuit de meurtres et d’éclats.
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