|
L'IVRESSE PAR KMS |
LA
MÉMOIRE DES LIEUX VOUS DÉSIGNE A
CETTE ÉCOUTE |
|
MARC FRANCOIS |
|
"
PEUT -ETRE QU'IL FAUDRAIT MOURIR A L'AIR LIBRE
" De voir des corps dans cette quête là.... dans cette voie... Ce silence à bien lieu au bon endroit..... cela ne s'échappe pas... y a un moment où C. FERSEN marche encore une fois dans ERRANCE..... une errance très alcoolisée..... et puis rencontre un objet inébranlable..... et puis finalement tombe..... elle dit..... aidez-moi..... comme si cet objet pouvait pas être là..... c'est troublant..... est-ce que cet objet réel existe..... dans notre monde..... de notre habitation comme si les murs... Quelquefois on a envie de les pousser et de dire aidez - moi..... Si tout le monde s'y mettait pour faire bouger mur..... on y arriverait simplement pour voir bouger un mu pour voir s'aimer un VRAI COUPLE..... qui s'aime..... ai c'est donner ce qu'on a pas..... Tout ce qui me touche me détruit..... cela ne m'appartient pas..... rien ne m' appartient..... aussi se déplacer d'un exil à un autre..... une identité à une autre..... sans crier gare..... Notre corps ne nous appartient pas..... c'est une caresse infinie, je me disais..... quel voyage ? que cette caresse..... qu'elle caresse magnifique continue..... que celle de la mort..... cette caresse incessante qui efface..... les traits dans la terre..... je ne sais pas où..... qui les efface petit à petit avec une douceur avec une telle patience..... jusqu'à un temps ou plus rien n'existe..... quelle caresse infinie comme ça..... qu'elle caresse d'effacement..... La seule chose qui appartient à l'homme c'est le voyage..., forcément l'homme serait un nomade..... un nomade visiteur le voyage implique une métamorphose continuelle..... paysages..... que tout passe..... tout passe..... le reste du voyage qui suit n'existe pas..... tout est faux, les choses n'existent qu'au moment où on les voit..... le voyage est inscrit sur cela..... ces paysages seraient une création continue..... au monde même..... ce n'est pas innocent de parler de cette caresse la et en même temps..... de parler du voyage qui lui appartient... Dans ce voyage..... l'humain se défait..... continuellement le vent..... le voyage est une caresse incessante du corps. efface..... qui ne s'arrête pas d'effacer..... cela vous touche c'est le dessin d'un vieillissement..... ..... j'étais dans l'autre monde..... un monde de l'au-delà.. C'était le monde des morts..... Il y avait des gens que je connaissais qui sont mort jeunes...... qui vieillissaient qui vieillissaient..... et il y en avait une autre qui était morte très, très vieille..... qui elle rajeunissait..... un visage tellement lisse..... comme si un vent passait..... et j'ai demandé pourquoi..... et cette femme m'a dit..... le tout c'est de se préparer...... et je me suis réveillé sur ce mot...., cela m'a aidé à vivre longtemps..... Cette autre vie là qui bouge vers la mort..... d'une autre vie..... d'une autre mort..... on se retrouvera de toutes façons au même endroit..... il y a certainement un endroit fatal..... qui est certainement la mort..... il faudra toujours qu'on y passe qu'on y repasse..... toujours..... La mort ne peut pas se suffire à elle-même..... J'imagine une femme..... qui voyage -tout le temps dont le visage..... vieillit..... deviendrait lisse jusqu'à I'effacement..... jusqu'à la mort..... tout s'efface..... Quelquefois il y a des sillons qui ne sont là que pour dessiner les marques du voyage..... du vent sur les peaux..... Peut-être qu'il faudrait mourir à l'air libre, il faudrait que notre corps soit à un endroit ..... un endroit..... de tous les vents possibles, où se rejoignent tous les vents sur un sommet..... ce point ultime..... cette chaleur...... ce froid...... et que l'effacement se fasse par le vent..... peut être que c'est cette peur incroyable de ne pas être enterré..... cette peur d'être enfant au point ultime, peut-être..... le point intenable visible de tous..... peut-être le danger de voir ça..... tellement ça serait beau..... trop beau..... la mort est mise à côté comme quelque chose qui ne doit pas exister..... Comme si la mort était nouvelle..... moderne comme quelque chose qu'on avait pas prévue, cette sorte de mensonge de gaieté..... de légèreté..... L'homme, l'adolescent porte une voix qui mue vers une voix d'homme qui serait englué de sperme..... Une femme n'a pas de sang dans la bouche.... 17 Décembre 1991 M. FRANÇOIS - CAMILLE ROCHWERG |
|
"L'ACTE
MEME DE VIVRE" |