L'IVRESSE PAR KMS

CAMILLE ROCHWERG ivresse@ivresse.net
LA MÉMOIRE DES LIEUX VOUS DÉSIGNE A CETTE ÉCOUTE

EMMENE MOI AU BOUT DU MONDE -  CLAUDE DEGLIAME

 

IL Y A QUELQUE CHOSE D’UNE SENTENCE« Au fil de votre souffle »
Qui s’invite comme une ex-cession de paroles portées par « La Question » sur le dernier texte de Jean-Michel Rabeux -CAUCHEMAR -Et qui survient comme une « ivresse de la mort » comme une énigme qui n’apparaît que pour révéler une autre réalité autour du père « En toi je meurs »
Un héros dévoilant une lisière incertaine et perturbée « D’être condamné » « Hors vies » « Hors sens du corps des filles » « Hors série » « D’où la mort naît d’entre mes lèvres »…. QUELQUE CHOSE S’ECOULE COMME UNE VOIX ASSASSINE - ASSASSINE JE SUIS. Parce que je te cherche pour te raconter encore une fois… Pour ensuite oublier. Les solitudes de ma chair inutilement rangées dans de la lingerie fine!
Comme interpellé par cette frontière ou l’édifice de « l’amour me recouvrant » se glisse cette émotion qui risque de se réduire à la fugacité infinie du réel. Nous laissant en hypothèses !
Sur ces regards échangés entre ces nus furtifs écorchés d’éclairs pétrifiés d’ombres menacées sur des téléviseurs. Comme étant l’essence même d’une vie latente pour l’éternité. En surimpression d’instants renouvelés comme des destins destinés - Comme des étoiles éteintes épargnées. Comme quelque chose qui souligne malgré elles des révélations de présence orpheline. D’une attention perdue. Textes en extraits de JM. Rabeux. Je parlerai de la singularité de ce navigateur qui s’est éloigné des terres lointaines, propulsant cette lumière discrète d’un secret qui nous trouble... Dans cette impertinence, savoir si l’on doit se retenir, de toutes les histoires d’amours, à notre égard la première, elle nous désigne à son écoute.
« Seule certitude » « Juste ces quelques voix qui se sont posées un jour sur mon chemin presque par hasard. Et que je n’ai pas cherché à retenir ». Extrait de texte de Colette Fellous - CAMILLE ROCHWERG SEPTEMBRE 09

MAGNIFISENS D'UN " CAUCHEMAR " MISE EN SCENE - JEAN MICHEL RABEUX - INCESENS DU TROUBLE

Je te sais là dans l'ombre d'un premier jour à venir si vite. Et j'attends de cette impatience... Peut-être seulement le superflu d'un regard juste qui t'échappe. Tu connais cette sensation du Faux pas... Et de ce silence qui s'arrête.... Là maintenant. Didier Georges Gabily se retournait et Antoine Vitez vérifiait l'ombre de cette conscience du VIDE... Le 17 septembre à Bastille Mise en scène de Jean Michel Rabeux . CAMILLE ROCHWERG SEPTEMBRE 09

JEAN MICHELRABEUX - CAUCHEMAR

LE CORPS FURIEUX - JEAN MICHEL RABEUX - PRÉCIPICE D'UN LUXE INFRACTABLE -C’est ainsi que l’on regarde avec effroi la dernière création de Jean Michel Rabeux sexe tourné vers l’art-mort. Il faut franchir l’étrange rafale d’air poudré où les carapaces surgissent de l’ombre éclairant cette traversée solitaire d’une nuit de meurtres et d’éclats.
L’un-signe singulier d'une pulsion de la vie à la mort jusqu'à l’extrême bord d’une caresse du bout des doigts, de l’entre deux de ces mots indistincts qui s’écrivent sur des lèvres. Qui s’effacent... S’effacent. À la naissance d’êtres dissimulés, et de ces baisers confusionnels, en impasse de survivre. En apnée au bord du détachement... D’écarter, de sentir l’autre englouti de sa parure d’absence... Qui ne s’inscrirait plus dans l’autre monde. De l’être... Habité. Mais Séparés sur des pieds fragiles préexistent devant la vie. ILS SONT PRESQUE HUMAINS ABANDONNES SUR UN RECIF ROUGE CARMIN ETRANGEMENT FELES DANS LA NUIT TOUTE HUMAINE.
JEAN MICHEL RABEUX MC 93 Camille Rochwerg JAN 09

JEAN MICHELRABEUX - LE CORPS FURIEUX

« EBRUITE D'AMOUR AU BOUT DU MONDE »
CLAUDE DEGLIAME sera la femme de ce désert, de cette atteinte dont on a jamais parlé. L’ermite naufragé d’une dernière étreinte fluorescente qui n’a pas de mémoire. De cet hôtel de nuit où elle est propulsée du coeur des choses, l’écorsurs revient sur ses pas… Sur une voix… Sur un visage… Et elle serait encore tout… Tout ce qu’elle pourrait dire sur lafolie du monde. Lafolie des êtres. Lafolie d'essayer. Lafolie désertée. Lafolie de ne plus savoir. Lafolie de désaprendre. Lafolie encore. Lafolie d’être regardé. Lafolie extrême. Lafolie d'évidence. Lafolie de dire. Lafolie de croire. Lafolie d’être touché. Lafolie des yeux. Lafolie seulement de vivre. Lafolie je dirai inachevé. Lafolie de cette blessure d’amour. Lafolie de l’illusion inexplicable de laisser vivre un sanglot, un rire, une autre vie désormais. Lafolie ébruitée d'amour d'un autre monde. Lafolie de l'un à l'autre signé par la mise en scène de JEAN MICHEL RABEUX
Camille Rochwerg Sept 08

JEAN MICHELRABEUX - CLAUDE DEGLIAME

L'ÉVITEMENT DE L'ANCRAGE ET DE L'EXPULSION DU VIDE... Serti de ce récit qui suit le voyage de Blaise CENDRAS « Emmène- moi au bout du monde !… » Ou ce personnage extravaguant à la folie inclassable d’une bénévolence d’acier servit et passionné par cette langue qui se renverse à l'envers. Ce qui transfigure l’insaisissable quand elle surgit de ce regard lucide accéléré, aiguisé et ralenti d’un déséquilibre. Ou le lien des mots engloutis sa vie laisse chuter les morcellements d’une parole qui s’épand s’élève se retrouve se tord varie hors d’elle-même par le mouvement même de sa respiration. Claude Degliame porte le vide dans le désespoir du geste … Elle arrive – Raconte – De l’une à l’autre - Déballe – S’étonne et parle dans un espace creusé en plusieurs sens, il s’ouvre des passages cachés - des raccourcis subrepticement oubliés dans une représentation où le croisement de l’espace nous laisse assister à sa passion. Lieu de sa vie – Le théâtre… L’atteinte aveugle de la représentation creuse cet espace secret et fluide du plateau où le souffle du corps éclaire en résonance les lieux mène d’un passage réunissant la naissance et la mort de ce qui ère … Instinct réversible, l’acteur respire et s’ouvre à la grâce et l’aveuglement renaissant devant ce fragment d’aimer, d’exister, de résister, de déplier l’inversible. Mise en scène Jean Michel Rabeux - Camille Rochwerg JAN 2007

CLAUDE DEGLIAME N'EST RIEN QU'UN COMMENCEMENT

CLAUDE DEGLIAME N'EST RIEN QU'UN COMMENCEMENT DÉMESURÉ Claude Degliame a principalement travaillé avec Olivier Py dans l'Apocalypse Joyeuse .... Elle n'est rien qu'un commencement démesuré. Avec Claude Régy dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Handke .. J'ai vingt ans et j'écoute ce texte dans une extrème solitude. La trilogie du revoir de Botho Strauss. Souvenance d'une absence qui s'avère magnifique. Elle est là de Nathalie Sarraute.Et l'autre écoute les achèvements ténus. Grand et Petit de Botho Strauss. Le miroir glisse sur l'insondable difficulté d'être inséparé d'eux mèmes. Par les Villages de Peter Handke.Le cri de la terre sur scène diffère. De l'autre coté des murs. Nous les entendions sans les voir. Avec Jean-Michel Rabeux dans Meurtres hors champ d'Eugène Durif. Opéra échancré de ce qui nous retient vivant. Le Ventre de Jean-Michel Rabeux. Je ne savais pas pourquoi il fallait se taire. J'ai eu peur du silence et des applaudissements. Les Charmilles de Jean-Michel Rabeux. Retenir le glissement des mémoires et de l'indolence des racines. La fausse suivante de Marivaux . Onanisme avec troubles nerveux chez deux petite filles de Jean-Michel Rabeux. (adaptation du texte du Dr Zambacco ) Porter une clameur sourdre qui jaillit. L'éloge de la Pornographie de Jean-Michel Rabeux. Ce qui est resté d'un Rembrandt de Jean Genet. Phédre de Jean Racine. Rituel sacré d'elle seule innombrable illimitée... L'amie de leurs femmes de Luigi Pirandello. L'égèrement Sanglant de Jean-Michel Rabeux. 17 Octobre 1961 dans le cadre du Théâtre du Réel Résurgence des hommes jonchés a terre devant le " parvis de l'Odéon " en 1961 comme le citait Jean Genet. Le hall du théâtre de la Bastille était devenu sanglant immergé de silence. Cinq essais d'effraction au Théâtre de la Bastille. Avec Brun0 Bayen dans Les Fiancés de la Banlieue Ouest et Faut-il choisir, faut-il rêver. Avec Jacques Lassalle dans L'Heureux Stratagène de Marivaux et Emilia Gallotti de Lessing avec Antoine Vitez dans L'Échange de Claudel. J'aimais les répétitions où je m'asseyais sur une marche dans le grand Théâtre avec la peur au ventre que le noir s'imprègne de lumière. Avec Philippe Adrien dans Les Bacchantes d'Euripide. Elle a mis en scène et Joué Phèdre de Jean Racine au Théâtre de la Bastille, au Théâtre Vidy-Lausanne et en tournée. CAMILLE ROCHWERG 15 SEPT 2000 L'ÊTRE ADRESSÉ A CLAUDE DEGLIAME A PROPOS D'ELLE / L' INNOMBRABLE ILLIMITÉE.

JEAN MICHEL RABEUX " COPI SOIT-IL " AINSI LE CITAIT COPI

L'HOMOSEXUEL OU LA DIFFICULTÉ DE S'EXPRIMER J'avais plus d'argent, j'étais cassé, fin de saison. Et. Copi qui revient, qui passe, insensé, en folle perdue, exilé éperdu, fou d'amour pour je ne sais plus qui, avec lui va savoir, sauf qu'amour c'est vaste. Maquillé jusqu'au yeux, barré mais barré, il revenait d'où ? de Rome ? peu importe, c'était lui, là, fin juin 01. Tous les théâtres étaient programmés, bon, pas dans un théâtre, àcôté, il aime bien, à côté, bon, avec trois fois rien tous les producteurs étaient productés. Il a dit, Copi, qu'on soit surtout ridicules, il a dit obscènes mais gracieux, furieux mais drôles, drôles mais pas gais. Il était pas sérieux, un peu terrible, un peu désespéré, très amusant, réservé, barré. Il s'est barré. Copi.IL s'agit peut-être d'une affaire de pureté. Une triviale pureté, une pureté dissimulée avec soin sous la trivialité, l'obscène, la farce, boulevardière ou pas, l'autodérision irrépressible. Il s'agit de la pureté des amours intenses. Définition de pureté : ce qui a de la difficulté à s'exprimer. Ces êtres sauvages s'aiment avec douceur, sans le souci que ça rapporte, Si souvent admis dans les amours normales. Ces barbares hors normes sont très gratuits, leurs amours sont sans rendements. attendus, sans intérêts capitalisables, sans futurs. Derrière les falbalas des travestissements, lés' mots grimaçants, les corps grimaçants, les moeurs grimaçantes, les chiottes et autre culs fourrés, derrière l'effroi de la langue coupée, des accouchements impossibles et sanglants, masqué par tout cela, ne pouvant apparaître que surchargé de tout cela, l'amour, blanc comme un linge, immaculé et doux comme la neige, froid comme elle. JEAN MICHEL RABEUX

JEAN MICHEL RABEUX

" LE SEUL FIL QUI NOUS RACCROCHE A LA TERRE C'EST LA COMÉDIE." © J.M.R " Le ventre qui vit, vit pour l'éternité " PARFOIS, JE M'ENFUIS, LES AILES RIDICULEMENT EMPLUMÉES DU FÉERIQUE. CE N'EST PAS TANT L'ENFANCE QUE JE CHERCHE EN JOUANT DU MERVEILLEUX, QUE PLUTÔT POUR UN INSTANT,TOURNER LE DOS A CE MONDE.J'APPELLE AU SECOURS LE THÉÂTRE,CETTE MACHINE A DÉPLOYER LES RÊVES QUE NOS CORPS FOURNISSENT POUR ENFOURCHER LE CERF-VOLANT DU PAS POSSIBLE, LE SEUL FIL QUI NOUS RACCROCHE A LA TERRE C'EST LA COMÉDIE. EXTRAIT DE TEXTE DE JEAN MICHEL RABEUX NOUS NOUS AIMONS TELLEMENT . J.M.R L'angoisse de l'homme, parce qu'il porte sa douleur et sa force ( avoir du coeur au ventre). Parce qu'il porte son impression du vide. Parce qu'il est le plus creux de l'homme, le plus mou de l'homme. Parce qu'il est dans le cadavre, ce qui pourrit le plus vite. Parce qu'il est le plus laid. Parce qu'il est dégoûtant le ventre est immortel. Parce qu'il n'oublie rien. Parce qu'il s'accommode. Parce qu'il ne pense pas mais agit. Parce qu'il ne dort jamais. Parce qu'il a peur du temps. Parce qu'il est ridé même chez le nourrisson. Parce qu'il parle en silence. Parce qu'il parle sans les mots. Parce qu'il est immortel le ventre est immortel et non l'homme qui lui meurt. Comme chacun devrait commencer à le savoir. Dansons pour l'immortalité du ventre, sur un air de jazz. DANSONS SUR L'HOMME LES NOTES INDÉFINIES DU JAZZ. © EXTRAIT DU "VENTRE" DE JEAN MICHEL RABEUX Jean Michel Rabeux est l'Auteur et Metteur en Scène de DESHABILLAGES, L'ELOGE DE LA PORNOGRAPHIE, LÉGÈREMENT SANGLANT, LES CHARMILLES, NOUS NOUS AIMONS TELLEMENT. Il a adapté ONANISME AVEC TROUBLES NERVEUX CHEZ DEUX PETITES FILLES, LE VENTRE ». MEURTRES HORS CHAMP

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CLAUDE DEGLIAME PHOTOS © Jean-Julien Kraemer ECRAN D'ENCRE PRESSE SUR LE VIF